Zoom sur le tapir : cet animal timide et solitaire

S’il y a des espèces qui sont plus ou moins inconnues, le tapir en fait partie. Le tapir est un mammifère de la famille des tapiridés et appartenant à l’ordre des périssodactyles. Comme les espèces du même ordre, le tapir est également doté d’un nombre impair de doigts sur ses pattes postérieures. On attribue au tapir une forte ressemblance avec le sanglier, toutefois, c’est un cousin proche du rhinocéros et du cheval. Le tapir a une taille mesurant entre 1,5 mètre et 2 mètres pour un poids plutôt important de 150 kg à 225 kg. Sa hauteur au garrot est de 70 centimètres à 1 mètre.

Cet animal fascinant est observable dans plusieurs zoos de France.

Le tapir arbore une trompe souple et préhensible qui lui permet d’attraper sa nourriture. Sur son corps massif une peau épaisse recouverte de poils ras. Le tapir n’est pas doté d’une bonne acuité visuelle, cependant, son ouïe et son odorat sont très développés. Le tapir est un animal résistant puisqu’il arrive à vivre jusqu’à 30 ans environ. Il existe 5 espèces dont une évolue en Asie et les 4 autres se trouvent toutes en Amérique Central (par exemple au Mexique, le tapir vit dans les forêts tropicales humides et la forêt mésophile de montagne, principalement dans les états de : Chiapas, Oaxaca et Quintana Roo, dans les Aires Naturelles Protégées Calakmul, Montes Azules, Sian Ka’an, La Sepultura, La Concordia , El Triunfo et Selva El Ocote) et du en Amérique du Sud, notamment au Brésil qui est le fief du tapir terrestre. Le tapir vit essentiellement dans les forêts tropicales humides et dans les zones marécageuses.

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Le tapir ou la discrétion incarnée

Le tapir est reconnu pour être un animal solitaire et discret, Il se fond dans la nature et c’est ainsi qu’on ne le voie que rarement. Le tapir est actif la nuit et récupère le jour en prenant de grandes siestes. Ayant des principaux prédateurs comme l’homme et le jaguar, le tapir arrive à se cacher en étant un animal nocturne. Le tapir est un mammifère végétarien, mais il est surtout folivore. Ses repas sont composés essentiellement de feuilles, de bourgeons, d’écorces, de brindilles mais également de plantes aquatiques. Le tapir arrive à consommer entre 30 et 40 kg de nourritures. En consommant des graminées, le tapir participe à la reforestation et à la biodiversité en dispersant des graines par le biais de ses fèces. C’est ainsi que l’on lui attribue l’appellation de « jardinier des forêts ».

Le tapir aime prendre du bon temps dans l’eau et dans la boue pour se rafraîchir et pour se débarrasser des parasites qui se logent dans ses poils. C’est un bon nageur, il dispose d’une grande capacité en baignade qu’il y arrive à supplanter ses prédateurs. Le tapir marque son territoire avec son urine sur les feuilles et sur les branches quand un individu sent la présence d’un autre aux alentours. Avec sa trompe et ses pattes, le tapir a pour habitude de creuser des tunnels dans les épaisses fourrées.

Pour communiquer et s’exprimer, le tapir pousse des cris stridents et s’adonne à des reniflements. Étant solitaires et réservés, les tapirs ne se rencontrent entre eux que pour la reproduction. Il n’y a pas de saison propice pour l’accouplement, il peut se faire toute l’année. La gestation dure entre 12 et 13 mois, et le tapir donne naissance à un petit qui pèsera 6 kg en moyenne. Une portée ne donne qu’un seul bébé, rarement deux, d’une couleur brune ou rousse avec des rayures blanches. La femelle ne connaît une nouvelle gestation que tous les deux ans. Le bébé tapir restera avec sa mère et dépendra d’elle jusqu’à ses 10 mois. Le tapir entamera ses premières expériences sexuelles à 4 ans.

Le tapir, une espèce vulnérable

On reste toujours perplexe en ce qui concerne la dispersion géographique du tapir. Actuellement, il est présent dans quelques parties de l’Amérique Central et de l’Amérique du Sud, mais une espèce se trouve également en Asie. En effet, le tapir s’est élu domicile en Chine, en Corée et même en Inde autrefois. Cependant, avec le réchauffement climatique, le tapir dans ces pays de l’Orient a disparu voilà 4 000 années. Le tapir est une espèce qui commence à connaître un déclin en nombre, c’est ainsi que l’UICN l’a classé dans la catégorie des espèces vulnérables.

Le tapir est la proie du jaguar, de l’anaconda et du puma, mais son principal prédateur est l’homme. Le tapir fait l’objet de chasse pour sa peau. Sa viande est très appréciée des populations locales. Certaines tribus d’Amérique du Sud enlèvent même les petits à leurs mères et en font des animaux d’élevage destinés à l’engraissement pour de prochaines consommations. Ce genre de chasse serait la première cause de la disparition de beaucoup de spécimens vivant au Brésil. La principale cause qui menace cette espèce est la déforestation. En effet, la destruction de son habitat est un fléau qui préoccupe les organismes internationaux. Dans cette partie du Brésil, l’avancée de l’agriculture intensive met en danger le milieu dans lequel le tapir vit. La surexploitation des terrains pour la culture de soja et l’assèchement des zones humides sont à l’origine de la destruction de ses environnements.

Explorer le monde du tapir

Le tapir faisait l’objet d’un entrainement médical et le réflexe naturel de cette espèce est celui de se coucher quand on le gratte. Pour avoir la chance de le voir, comme le tapir a tendance à se cacher, un habitat qui est reproduit selon son milieu naturel est accessible dans plusieurs zoos en France. Il est possible d’observer sa dextérité quand il rattrape les nourritures par sa petite trompe, il est aussi possible de le voir prendre du bon temps le jour en se prélassant sous le soleil. Une visite du parc s’impose !

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