Qu’est-ce qu’une banque éthique ?

Tout savoir sur les banques éthiques

Depuis quelques années, les banques sont de plus en plus concernées par leur impact social et environnemental. Un nouveau concept a vu le jour, celui de banque éthique. Ce terme désigne les banques qui ne génèrent pas de profit et reversent, à la place, l’argent récolté à une cause sociale ou environnementale. Faut-il souscrire à une banque éthique ? A quelle banque responsable peut-on souscrire en France ? On fait le point sur les banques éthiques !

Qu’est-ce qu’une banque éthique ?

Une banque éthique, aussi appelée banque responsable ou banque équitable, est une banque qui destine l’argent collecté auprès de ses clients à une cause sociale, culturelle ou environnementale. Cet argent collecté provient des frais bancaires payés par les clients, comme les frais de tenue de compte, frais de découvert ou frais de service. Les banques éthiques ne génèrent donc pas de profit, contrairement aux banques traditionnelles.

Les banques responsables peuvent se dédier à toutes sortes de causes responsables, comme le développement durable, l’inclusion sociale, l’entrepreneuriat social, l’économie sociale…

Certaines banques éthiques prennent la forme de coopératives : plutôt que de valider leurs décisions auprès des actionnaires, elles consultent leurs clients. Cette forme est d’ailleurs très appréciée des Français puisque plus de la moitié des dépôts bancaires sont effectués auprès d’une banque coopérative. Toutefois, il ne faut pas confondre les deux termes : toute banque coopérative n’est pas forcément éthique.

Comment fonctionnent les banques éthiques ?

Les banques éthiques fonctionnent sur le modèle de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’objectif est de soutenir un projet social ou environnemental, et d’accompagner les porteurs du projet : travailleurs indépendants, coopératives, associations… Les banques éthiques vont privilégier les projets innovants. Ces projets peuvent ainsi être des projets de recyclage, de commerce équitable, d’agriculture biologique, de production d’énergies renouvelables, etc. 

En plus de cela, les banques éthiques ont à cœur d’être transparentes auprès de leurs clients. Ceux-ci disposent ainsi de toutes les informations concernant l’utilisation de leurs fonds. Chacun peut choisir le projet qu’il souhaite financer avec ses frais bancaires. 

Enfin, les banques responsables mettent également en avant leur proximité avec les clients, avec des agences territoriales.

Quelle banque éthique choisir ?

En France, on ne compte encore qu’un petit nombre de banques éthiques, le concept étant relativement récent. Mise à part la banque en ligne Monabanq, les banques équitables sont des banques traditionnelles.

La Nef

Créée en 1988, la coopérative financière la Nef</strong> est la banque éthique de référence. Si elle ne propose pas de compte courant (elle ne dispose pas de l’agrément nécessaire) et que ses services bancaires restent limités, elle offre tout de même à ses clients une gamme de produits étoffée, dont l’épargne, le crédit et le financement participatif. A noter que le taux de rémunération de l’épargne est fixé à 0,10 %.

Tout l’argent placé chez la Nef est destiné à financer des projets ESS uniquement (ce qui exclue toute activité polluante comme le secteur des énergies fossiles), et la liste des prêts octroyés avec ces fonds est disponible chaque année pour plus de transparence. Pour cette raison, c’est d’ailleurs la banque éthique la plus transparente 

Le Crédit coopératif

Créé en 1893, le Crédit coopératif est souvent considéré comme l’alternative à la Nef pour les personnes qui souhaitent une coopérative financière plus complète. Le Crédit coopératif propose en effet tous les services d’une banque classique, à savoir le compte courant, l’épargne et les placements, le crédit, etc. Il compte ainsi déjà plus de 74 000 clients en France. 

Le Crédit coopératif propose à ses clients un livret d’épargne éthique Agir. Le fonctionnement de ce livret responsable est simple : la moitié des intérêts est reversée automatiquement au financement de projets éthiques (durables ou solidaires). La principale cause soutenue par le Crédit coopératif est le secteur des énergies renouvelables, qui concentre à lui seul 99 % des financements. Les clients ont la possibilité de choisir dans quel projet sera investie la moitié des intérêts de leur livret, même si le Crédit coopératif reste moins transparent que la Nef.

Monabanq

S’il ne s’agit pas d’une banque éthique à proprement parler, la banque en ligne Monabanqpropose à ses clients de reverser leur prime de bienvenue à une association. Cette mesure a été mise en place en septembre 2019, Monabanq étant la première et unique banque en ligne à mettre en place des actions à visée responsable. 

Lorsqu’ils ouvrent un compte dans la banque en ligne, les clients de Monabanq reçoivent en effet une prime de bienvenue de 120 €. Ils peuvent désormais choisir de la reverser à l’association SOS Villages d’Enfants, ONG de référence en matière de protection de l’enfance qui dispose de 17 villages en France, accueillant plus de 900 enfants et jeunes. L’argent reversé par les clients Monabanq pourra ainsi servir par exemple à financer des espaces d’accueil pour les enfants en danger, des chambres pour les enfants des villages de l’association ou encore l’accompagnement de jeunes issus de ces villages. 

Pour en savoir plus sur la banque en ligne Monabanq, sa prime de bienvenue et son initiative solidaire, lisez un avis sur Monabanq.

La Banque Postale

Comme Monabanq, la Banque Postale est une banque traditionnelle qui s’est reconvertie en banque éthique avec des initiatives écologiques. La Banque Postale propose à ses clients un livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont une partie des intérêts sera reversée à des projets citoyens de l’économie sociale et solidaire. La Banque Postale suit également une démarche de « neutralité carbone » depuis 2018. Enfin, les clients pourront également investir dans des entreprises à vocation sociale ou environnementale, comme des entreprises du secteur des énergies renouvelables ou de l’économie circulaire. 

Comme le Crédit coopératif, on déplore toutefois un manque de traçabilité des investissements.  

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone