Réchauffement climatique :

Les petites îles se jettent à l’eau

Elles ont bouleversé les négociations de la COP21 pour faire baisser le seuil des fameux 2° à 1,5° puisqu’elles sont les premières qui disparaîtront avec la montée des eaux. Les  « petites îles » s’allient, s’organisent et ont bien l’intention de faire entendre leur cause.

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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

On connait le souci depuis longtemps mais les pays riches ne s’en occupent guère et les habitants de ces îles qui nous font rêver avec leurs plages de sable blanc sont eux très inquiets de leur avenir. Et lors de cette COP21, elles ont bouleversé les négociations et ont fait descendre le seuil des 2°C à 1,5°C. Un seuil capital car au-delà de 2° elles disparaissent ! La Polynésie est particulièrement concernée puisqu’elle abrite 1/5ème des atolls du monde. Elle connaît sa fragilité et son isolement ne l’aide pas. Il lui faut donc s’organiser, s’engager et se coordonner avec d’autres îles. D’ailleurs, en juillet dernier, les chefs de gouvernement de la grande Polynésie ont signé un pacte d’engagement sur les 1,5°C.

Quelles solutions peuvent-on trouver ? 

Il faut leur donner des pouvoirs législatifs plus importants. L’association Métamorphose Outre-Mer milite dans ce sens. Le but est de leur permettre de proposer des accords pour une meilleure coopération entre les îles et le gouvernement français.  Un exemple : la transition énergétique. La loi française prévoit que 30% des énergies soient renouvelables en 2030 alors qu’en outre-mer, on peut tabler sur 50, 80 voire 100% vue la richesse en soleil, eau et parfois en vent. Il y a aussi d’autres mesures spécifiques que ces îles réclament comme le développement d’aires marines protégées pour sauver les coraux, ou des aires marines éducatives comme on en a créé déjà en Polynésie pour former la jeunesse.

Comme toujours le problème est global…

C’est une démarche générale et si ces îles ont souvent été des laboratoires pour les énergies renouvelables, ce ne sont pas des terres de développement. Il faut donc les aider à évoluer pour lutter contre le réchauffement climatique. Par exemple, puisqu’on parlait de coraux, multiplier les boutures de coraux fonctionne bien. Quant à la montée des eaux, plutôt que d’ériger des murs, ce qui accélère l’érosion, le mieux serait de re-végétaliser (replanter des mangroves…), et surtout ne plus construire de maisons en bord de mer. Gérer de façon durable le tourisme, la perliculture… Bref, défendre nos jolies îles pour que nous puissions encore rêver sous les cocotiers !

585Cette chronique a été diffusée le 22 janvier sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.