Planète :

« Le livre noir de la mer »

Si les océans recouvrent plus de la moitié de la surface du globe, nous peinons encore à les respecter. Dans son Livre noir de la mer, Christian Buchet revient sur les problèmes les plus graves qui les affectent aujourd’hui et nous propose quelques solutions pour y remédier.

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Pixabay

 Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Un sujet grave aujourd’hui, la mer avec un livre au titre explicite : Le livre noir de la mer.

Un ouvrage aux éditions Du Moment, d’un spécialiste de la question, Christian Buchet, directeur du Centre d’études et de recherches de la mer de l’Institut catholique de Paris et ancien secrétaire général du Grenelle de la mer. Il recense les 9 problèmes les plus graves qui touchent nos océans : le sable de plus en plus rare, car on le prend pour faire du béton or cela entraîne le submersion des côtes et à terme celle des îles, l’acidification des océans qui participe au dérèglement climatique puisque l’océan capte le CO2, la surpêche qui fait disparaître la faune marine, l’immigration maritime avec tous ces drames de familles qui meurent noyées, la piraterie,  les narcotrafiquants, enfin une bombe à retardement c’est le cas de le dire, avec toutes les armes et munitions enfouies sous la terre sans qu’on sache très bien où exactement. Bref, notre manque de respect pour les océans qui, rappelle l’auteur, recouvrent près de 72% de notre planète.

Le constat est en effet sans appel, que faire ?

Etablir une juridiction qui nous rappelle que la mer est un bien commun à tous. La notion de « droit de la mer » a été établie à la conférence de Montego Bay, en 1982 afin de définir des droits et des devoirs des Etats, des règles pour gérer la navigation en mer, des limites à l’exploitation des ressources. Car aujourd’hui, la mer n’appartient à personne, donc tout le monde y règne en maître. Les Nations Unies ont décidé de mener une négociation sur la conservation et la protection des richesses de la biodiversité en haute mer.

Et, une fois mise en place cette juridiction, quelles actions concrètes pourraient être menées ?

Christian Buchet avance quelques propositions, créer pour chaque région un observatoire permanent du milieu marin, rédiger une Déclaration universelle des droits de la mer, encadrer l’exploitation du sable et la pêche etc. La mer, si peu présente lors de la COP 21, est un des grands défis du 21ème siècle !

Cette chronique a été diffusée le 5 janvier sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.