Rejet catégorique de l’obsolescence programmée

PLUS CHERS À FAIRE RÉPARER QU’À REMPLACER

Mais alors, pourquoi ne pas réparer, revendre ou donner ? Parce que certains constructeurs conçoivent des appareils qui ne sont pas réparables ou qui coûtent plus cher à faire réparer qu’à remplacer. Autre raison : les compétences ont disparu et les fabricants laissent le SAV aux distributeurs. Pour donner une seconde vie à nos produits, il faut donc relancer une activité de réparation rentable source d’emplois.

C’est dans cette optique que les Amis de la Terre mettent à disposition des Internautes un répertoire d’adresses pour emprunter, réparer, donner, prêter, vendre ou acheter d’occasion sur www.produitspourlavie.org. Certains créent des plates-formes d’échange de conseils sur la réparation ou le reconditionnement. D’autres cherchent à élaborer des modèles qui durent longtemps. Des sites Internet permettent de remettre sur le marché des téléphones qui ont encore de longues années devant eux.

Les écolabels pourraient aussi être précieux pour guider les consommateurs, mais un seul, Blue Angel, ne certifie un appareil que si les pièces de rechange sont disponibles pendant au moins cinq ans après l’arrêt de sa production. Une fois de plus, c’est à l’écoconsommateur de faire ses choix et de montrer qu’il ne veut pas se faire tondre tous les ans.

 

Article extrait de Néoplanète 32

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.