Les éleveurs crient au loup !

BOREON (06): ALPHA " Le temps du loup"Les loups français préfèrent-ils donc les brebis françaises à celles italiennes ? Pas du tout. « On ne se contente pas d’établir des constats d’attaques avec les forestiers, on mène un vrai travail de fond auprès des éleveurs, notamment de prévention, qui a porté ses fruits », poursuit le vétérinaire dans le magazine Terre Sauvage. « Le niveau d’indemnisation est plutôt bas par rapport à l’importante densité de loups et comparé à d’autres secteurs des Apennins. Il est de l’ordre de 20000€ à 25000€ par an, soit une centaine d’animaux. Le parc a également mis en place d’autres types d’aides aux éleveurs. Par exemple, on prend en charge leurs frais sanitaires (vaccinations, traitements vermifuges …) et on leur rachète leurs bêtes de réforme, en fin de « carrière », qui servent à nourrir les loups de notre parc didactique. »

©fotopedia loupsSur quoi ont abouti  les discussion du Conseil national de protection de la nature (CNPN) ? Le CNPN, composé des représentants d’éleveurs ainsi que des associations de protection du loup, a annoncé le jeudi 11 avril que le nombre maximum de bêtes tuées par an passerait de 11 à 24. « Le nombre de tirs de défense sera réévalué chaque année », explique Christophe Castaner, président du Groupe national loup mais aussi député PS des Alpes-de-Haute-Provence. « Les autorisations de tirs pourront augmenter ou au contraire baisser si on sent qu’il y a un risque pour la population de loups en France. »

Le CNPN transgresse-t-il les textes européens de protection du loup ? Une dérogation à la Convention de Berne est possible. Les éleveurs ont la possibilité de tuer des loups pour protéger leurs bétails selon les quotas qui leur sont permis. Le loup est cependant très dur à abattre et les quotas ne représentent pas le véritable nombre d’animal mort par an. Seulement sept loups ont été tués entre 2008 et 2012.

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Après un passage à Paris-Normandie et au service politique de Nord Éclair, Grégoire Gantois, étudiant en journalisme à l'ISCPA, s'intéresse aujourd'hui à l'actualité écologique et environnementale à Néoplanète.