Du cheval de labo dans nos assiettes

crédit photo phovoirCette traçabilité est normalement garantie par des puces placées sur les chevaux de Sanofi qui doivent éviter leur introduction dans la filière alimentaire. Seul le préfet peut décider du placement ou de la remise en liberté d’un animal de laboratoire après s’être assuré que la santé de l’animal le permet, qu’il ne présente aucun danger pour la santé publique, animale et pour l’environnement ; et que son bien-être est garanti, souligne le ministère de l’Agriculture.

Mais certaines de ces puces ont sans doute été changées pour contourner les contrôles. Selon le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, quatre vétérinaires auraient réalisé et permis le défaut de traçabilité en allant jusqu’à établir des certificats de complaisance sans même avoir vu l’animal. Impossible encore d’affirmer que ces animaux étaient nuisibles à la santé des consommateurs. « Ce n’est pas parce qu’ils sont impropres à la consommation qu’ils sont nuisibles à la santé de l’homme« , a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Il faut attendre les résultats d’analyses en cours.

En attendant, la Fondation Brigitte Bardot a demandé aux parlementaires de soutenir la proposition de loi déposée par Nicolas Dupont-Aignan en juillet 2013 « visant à changer le statut du cheval d’animal de rente à animal de compagnie afin de lui éviter l’abattoir et de nous préserver des scandales successifs que cela engendre. » Dans une lettre manuscrite (http://www.fondationbrigittebardot.fr/img/Lettre-BB-Cheval-122013.jpg), Brigitte Bardot en appelle à une prise de conscience des parlementaires et à une « évolution face à une habitude barbare, inhumaine et particulièrement cruelle ».

 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.