Beyoncé : « Je n’ai pas toujours été un modèle »

HFPA07_4202Est -il vrai que la première chanson que vous avez interprétée sur scène, c’était « Imagine » de John Lennon, une chanson à la fois écolo et humanitaire avant l’heure ?

Oui ! J’avais sept ans la première fois que je suis montée sur scène. Il s’agissait d’un show pour révéler de jeunes artistes en herbe. Avec « Imagine » de John Lennon, j’ai remporté le premier prix. Mais, je peux bien l’admettre aujourd’hui, je ne comprenais pas toutes les paroles !

Au fait, qu’elles sont les héroïnes de Beyonce ?

Ma grand-mère. Elle était couturière et un designer célèbre aux Etats-Unis. Elle s’appelait Agnès Dereon et je voulais quelque part lui rendre hommage car elle a toujours été pour moi une source d’inspiration. C’est pour ça qu’avec ma mère, nous avons créé House of Dereon, une ligne de couture qui part de «basics» comme des jeans ou des chaussures pour les transformer en vêtements originaux et uniques ! Comment ? En y ajoutant notre petite touche personnelle et choisissant des coupes résolument tendance. J’ai toujours été passionnée par la couture et la mode. Enfant, mon grand truc c’était de récupérer des vieux vêtements et de les accessoiriser. Encore aujourd’hui, je me dis : « Pourquoi jeter ce pull ou cette jupe quand je sais qu’en y ajoutant des petits trucs comme des boutons, des patches, des perles où je ne sais quoi d’autre, on peut donner une seconde vie à ces fringues !

Hormis le nombre de fans qui se rendent à vos concerts et le nombre phénoménal de disques que vous vendez, quels sont les indices qui vous ont fait comprendre que vous étiez devenue une célébrité ?

Le nombre d’escarpins que j’ai dans mon dressing ! (rires). Je suis atteinte de l’escarpinite aigüe et je crois malheureusement que cette maladie est incurable! Ma penderie est d’ailleurs au bord de l’implosion! Il faut dire que j’ai tendance à garder les boîtes avec ! Du coup, ça prend de la place.

Lorsqu’on atteint un tel degré de notoriété, est ce que l’on se sent une responsabilité ?

Oui ! A commencer vis-à-vis de… soi-même ! (rires). Vous ne devez jamais oublier que chacun de vos gestes, actions, interventions, propos, seront commentés, analysés, détaillés. Je ne me sens pas le droit de décevoir mon public. Pour autant, je suis humaine ! Comme quand je conduis, j’essaye de garder le cap et de ne jamais franchir la ligne jaune continue. Pas envie de foncer dans le décor !