Zéro pointé en pesticides pour la France !

©commons.wikimediaLa France est une mauvaise élève en termes d’alternatives aux pesticides par rapport aux autres pays européens. Eclairage.

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2013/04/Lourde-reglementation-sur-les-pesticides-124138857.mp3|titles=Lourde-reglementation-sur-les-pesticides]

L’association www.aspro-pnpp.org qui milite pour la reconnaissance des PnPP c’est-à-dire les « Produits naturels Peu Préoccupants » comme alternative aux pesticides en France, vient de  publier une étude sur la réglementation inégalitaire de ces PnPP en Europe. Le rapport montre que la France est la première consommatrice Européenne et quatrième mondiale de pesticides de synthèse avec plus de 63 000 tonnes par an. D’un côté, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, le Ministère de l’Agriculture a mis en place un plan Ecophyto 2018,  qui vise à réduire de 50 % la quantité de pesticides dans tout le secteur agricole. Mais de l’autre, ce même ministère accorde 74 dérogations à des pesticides interdits en 2010, selon un article du Canard Enchainé, et déploie son énergie à bloquer les alternatives aux pesticides type purin d’ortie, argile ou encore vinaigre blanc.

Pourquoi les pesticides sont dangereux pour la santé ?©cpgrey.flickr.com

Selon le Programme des Nations Unis pour l’environnement (PNUE), plus de 20,000 décès par an parmi un million de cas d’intoxication par les pesticides sont signalés dans le monde. C’est un véritable problème de santé publique.

Une alternative à ces pratiques, comme l’utilisation des PNPP respectueux de l’environnement et de la santé s’impose. Mais pour l’Association Aspro-Pnpp, dont le but est la reconnaissance du droit à l’utilisation des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes, nos dirigeants sont plus préoccupés par la santé du marché des pesticides que par la protection de l’environnement et de la santé des personnes !

Comment changer les choses ?

D’après l’association Aspro, tant que le gouvernement ne permettra pas la commercialisation et l’utilisation des Pnpp comme dans les autres pays Européens, rien ne bougera. Elle appelle donc tous les citoyens et les élus à soutenir ses actions, à signer des pétitions et à comprendre l’importance de cet enjeu. Après le « scandale de l’amiante », doit-on faire émerger le « scandale des pesticides » pour espérer une évolution significative indépendante des pressions des lobbies ?

Cette chronique « Environnement » a été diffusée le jeudi 4 avril 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet. 

 

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.