Zéro déforestation, le but à atteindre

Nos forêts françaises se portent bien, heureusement, mais c’est loin d’être le cas de la forêt amazonienne pourtant surnommé le poumon de la planète.

zero-deforestation.org est un projet porté par l’association Arutam, “L’esprit qui met en mouvement l’univers et tous les êtres vivants”

Arutam a été fondé par Jean-Patrick Costa, pharmacien spécialiste des médecines traditionnelles, il a été de 1992 à 1996 chef de mission humanitaire en Amazonie équatorienne pour le compte de Pharmaciens Sans Frontières et de la Communauté Européenne. Depuis 1997, il est consultant en Santé et Environnement pour diverses ONG européennes et sud-américaines. Arutam mène un double combat contre la déforestation et pour la survie des tribus indiennes amazoniennes. Voici un aperçu de l’action de l’association.

Le constat forestier :

L’Equateur détient le record avec un taux annuel de déforestation de 2,4%.
Chaque seconde, 5000 m2 de forêt primaire disparaissent dans le monde.
Depuis 1990, le couvert forestier amazonien diminue annuellement d’une surface équivalente à celle de l’Allemagne, soit 370 000km2 (source FAO).
La forêt amazonienne représente 42 millions de km2, soit 2/3 des forêts tropicales.
Entre 1492 et 1970, 1% de la forêt amazonienne brésilienne a été détruite. Durant ces 30 dernières années, cette même forêt s’est réduite de 14%, soit une superficie équivalente à l’Europe, et ceci à un rythme 223 fois plus rapide.
On prévoit la disparition de la forêt amazonienne pour 2070 (dans les données pro forma 1997).
L’écosystème créé autour d’un seul arbre pendant des milliers d’années (forêt primaire ou ancienne) ne peut être reproduit par un simple reboisement (forêt secondaire), tel que pratiqué en Europe.
Au 16ème siècle vivaient en Amazonie entre 5 et 7 millions d’indiens. Aujourd’hui, on n’en dénombre  plus qu’un million.

Les indiens sont spoliés :

Les Indiens possèdent un savoir inestimable en lien étroit avec la biodiversité qui les entoure. Ils connaissent les propriétés des plantes et parfois même les ont entretenues, sans but lucratif. Ils savent où dénicher et comment approcher puis capturer les animaux.
L’industrie pharmaceutique lèse les populations locales en brevetant le vivant et en exportant illégalement la faune et la flore amazonienne. La Biopiraterie est très lucrative : son chiffre d’affaires est estimé à plus de 50 milliards d’euros par an. Cela place ce trafic en 3ème position mondiale, juste derrière le trafic d’armes puis celui de stupéfiants.
La Convention Internationale sur la Biodiversité adoptée en 1992 à Rio (Brésil) n’a malheureusement pas été ratifiée par les Etats-Unis. On estime à 40 milliards d’euros le marché mondial des médecines fabriquées à partir de la contribution des savoirs autochtones (Source FAO).

Les indiens tentent de s’organiser :

Pour la première fois depuis le début de la prospection pétrolière en Amazonie, le front autochtone composé d’Achuar, de Shuar, de Kichwa et de Shiwiars n’a jamais été aussi uni et solidaire, déterminé à empêcher l’entrée des compagnies et ceci malgré les pressions et offres de toutes sortes qui ont été déployées pour les diviser.

Zéro-Déforestation veut les aider:

Soutenons les Indiens d’Equateur dans leur droit à refuser l’exploitation pétrolière.
Zéro-Déforestation défend le droit des autochtones à gérer librement leurs terres et à les défendre de l’exploitation irresponsable.
Cette lutte des Indiens est aussi la nôtre car la gestion des dernières forêts primaires d’Amazonie par les Indiens eux-mêmes est un droit fondamental reconnu par la Charte des Droits de l’Homme qui sera inscrit dans la future Déclaration des Peuples Autochtones à l’ONU.

Les Shiwiars :

Les Shiwiars sont l’une des treize nationalités autochtones reconnues en Equateur. Ils appartiennent à la même tradition culturelle et linguistique que les Achuars et Shuars.
Leur territoire ancestral est l’un des plus préservés et isolés de toute l’Amazonie; il n’est accessible qu’en avion, et est composé uniquement de forêt primaire, avec un taux de biodiversité record.
Le peuple Shiwiar vit depuis toujours dans cette région de Haute Amazonie, aujourd’hui à cheval entre
l’Equateur et le Pérou.
Ils ne sont entrés en contact avec le monde occidental qu’en 1941, lors de la guerre opposant le Pérou à l’Equateur. L’arrivée dans les années 50 des missionnaires évangélistes a considérablement changé leur manière de vivre : obligés de s’établir en communautés sédentaires, ils sont alors entrés dans un processus d’évangélisation et de scolarisation, ce qui signifie l’intégration dans leur culture d’une nouvelle religion (chrétienne) et d’une nouvelle langue (l’espagnol). Vingt ans plus tard, ils ont à subir une campagne d’exploration pétrolière dans les années 70. Du pétrole a été trouvé, mais il n’a pas encore été exploité, et ils espèrent qu’il ne le sera jamais…
Les Shiwiars sont aujourd’hui 700, répartis en 9 communautés : Kurintsa, Tunguintsa, Cambantsa, Panintza, Chuintza, Tanguntza, Juyuintza, Pientza et Bufeo.

Concrètement :

Nous avons virtuellement divisé la terre à restituer aux Shiwiars en 14 000 parcelles de 10 hectares.
Le donateur choisit le nombre de parcelles qu’il souhaite parrainer :
Avec 5 €, vous sauvez 10 hectares de forêt primaire amazonienne de la déforestation !
Par volonté de transparence et d’information, nous rendrons compte en temps réel de l’avancée du projet, via le site Internet zero-deforestation.org
Les dons serviront la cause Shiwiar :
1 – Restitution de leurs terres
2 – Préservation de leur environnement
3 – Actions pour le développement durable de leur patrimoine : éducation, santé, écotourisme, artisanat, promotion culturelle…
C’est l’opportunité d’un développement durable face aux projets gouvernementaux dont l’intérêt principal est l’exploitation massive des ressources naturelles non renouvelables, avec le risque de dégâts écologiques irréversibles. L’adjudication des terres sera complétée notamment par des projets d’écotourisme, déjà mis en pratique par les Indiens Shiwiars.
C’est permettre aux Indiens de devenir acteurs à part entière dans le domaine politique, ce qui lui a été refusé depuis 500 ans

Une autre façon d’aider les Shiwiars :

Partez pour un voyage au coeur de l’Amazonie à la rencontre de ses Gardiens… sur le principe du tourisme solidaire et écologique.
Entre l’Equateur et le Pérou, le long du Rio Tigre, Zéro Déforestation vous accompagne pour une découverte insolite de la forêt amazonienne : ses hommes, sa faune, sa flore. Vous serez accueillis par les Shiwiars et invités à vous immerger dans leur mode de vie pour un meilleur échange humain. Cette expédition est réalisée dans un cadre associatif et comporte un certain caractère aventureux. Les conditions de confort de ce séjour seront rudimentaires.
Le voyage en quelques chiffres :
Le nombre de participants à ce voyage est limité à 7 (+ un accompagnateur – traducteur bénévole de l’association Arutam).
Aucune route à 150 Km à la ronde, 10 jours d’immersion totale dans la jungle, 100 Km en pirogue entre Equateur et Pérou, 2 h de survol de la forêt en avionnette Cesna, 50 % des fonds versés aux Indiens, 16 jours de voyage, 1400 € (hors billet d’avion A/R France-Quito).
En partenariat avec l’association Shiwiar IKIAM (programme communautaire de développement éco-touristique).

Si vous vous sentez concerné par ce combat je vous redonne l’adresse zero-deforestation.org ou vous trouverez bien plus de détails.

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