Zac Efron plébiscite la High School Environnemental

Il s’appelle Zac, non pas une Zone d’Aménagement Concerté, mais Zac Efron, chanteur, danseur, acteur et surtout idole de toute une génération grâce à la saga de Disney « High School Musical ».  Dites à vos enfants que vous l’avez rencontré et vous verrez, ils deviendront verts de jalousie. Ca tombe bien, le vert est une couleur qui sied bien à ce beau gosse de 21 printemps. Pas d’un point de vue vestimentaire, mais plutôt dans sa façon de consommer. Respectueux de l’environnement jusqu’au bout de sa mèche – il n’utiliserait que des shampoing bio –  la star se confie à Neoplanète…

Zac, vous qui avez beaucoup voyagé  à travers le monde avec la promo  de « High School Musical », avez-vous le sentiment que les différents pays qui vous ont accueilli, ont pris conscience qu’il fallait se bouger en matière d’environnement ?

A des degrés divers. Il est clair que dans les pays industrialisés l’impulsion est là. Elle n’est peut-être pas toujours politique mais elle est citoyenne.  Ce qui est moins flagrant dans les pays qui se développent économiquement. Je ne porte pas de jugement pour autant. Vous savez, c’est toujours difficile pour un pays comme les Etats-Unis de débarquer dans un Etat du monde qui pollue en tenant des propos moralisateurs. Pour ça, il aurait fallu que la bannière étoilée soit irréprochable dans la protection de la planète. Or vous savez comme moi, qu’à ce niveau-là, nous n’avons pas été un exemple à suivre et que notre désir de revoir notre façon de consommer est surtout très récent !  Je sens néanmoins que les choses évoluent dans le bon sens. Un truc tout bête. Avant, quand vous descendiez dans un hôtel, vos serviettes étaient changées par la femme de ménage quotidiennement. Aujourd’hui, on vous explique par le biais de petits panneaux placés dans les salles de bain qu’en ne remplaçant pas systématiquement les serviettes mises à votre disposition ce sont des économies d’eau monstrueuses qui sont faites ! Et in fine moins de consommation de lessive. Répercuté sur le nombre de clients qui transitent dans des hôtels, cela à un vrai impact. Mais attention, il ne faut pas en même temps, que ces hôtels fassent chauffer à mort leur piscine extérieure durant l’hiver ou comme çà se passe dans les émirats arabes refroidissent l’eau en plein été ! Sinon, ça s’appelle de l’esbroufe ou une opération gadget ce qui, à mes yeux, est encore plus néfaste ! Par les temps qui courent, nous n’avons pas besoin de çà.

Vous êtes donc d’accord si je vous dis que l’éducation dès le plus jeune âge est primordiale pour faire comprendre les enjeux de demain.

C’est obligatoire. Dans les années  60 ; on avait l’habitude de dire que les jeunes étaient les consommateurs de demain. Aujourd’hui, les jeunes du troisième millénaire sont des consommateurs en puissance et à part entière. Ils n’ont plus besoin de papa maman pour s’acheter ce qu’ils veulent car ils ont acquis une indépendance financière pour certains. C’est même l’inverse qui se produit : ils sont de plus en plus nombreux, ces jeunes,  qui conditionnent les achats de leurs parents. Comme le choix d’une voiture par exemple. Leur influence est réelle…

L’écologie, on devrait l’enseigner dès l’école maternelle. Mais attention, il faut être logique dans cette démarche. Vous ne pouvez pas dire à un gamin de quatre ans : « Aux toilettes, tu ne gâcheras pas le papier et tu éteindras la lumière en partant », quand le directeur de l’établissement laisse les classes allumées toute la nuit et sans personne à l’intérieur !

Vous avez, j’imagine, des amis qui suivent différents cursus à l’université. Comment ça se passe dans les campus américains. On mise sur le vert?

On sent véritablement que les consciences s’éveillent. Les filières liées à l’environnement connaissent d’ailleurs un boom extraordinaire dans les universités car on sait que c’est l’avenir et qu’elles sont pourvoyeuses d’emplois ! J’ajoute, qu’il n’y encore pas si longtemps, les étudiants se rendaient à la fac dans leur voiture individuelle. Bref, ils la jouaient généralement perso. Ils ne véhiculaient personne d’autre que leur égo. Souvent au volant de grosses cylindrées histoire de se distinguer. Maintenant, si vous ne voulez pas passer pour un ringard, il vaut mieux garer devant l’école une voiture à moteur hybride. Aujourd’hui, vous avez même des « collectifs » de co-voiturage qui fleurissent un peu partout. Les élèves s’inscrivent sur un site dédié, filent leur adresse et  si un étudiant habite dans les parages, il prend ses amis au passage. Bien entendu se pose la question de l’essence et/ou de l’usure mécanique. Qui paye ? Il y a plusieurs options. Le chauffeur devient passager le lendemain ou , autre option,  ses petits camarades se cotisent pour lui payer son repas ou une place de cinéma. On trouve toujours un moyen de s’arranger ! En plus, ça crée des liens d’amitiés et un réseau d’entraide sociale. En ces temps où l’individualisme règne en maître, je trouve ça bien !

Votre prochain geste écolo, c’est quoi ?

J’envisage bientôt de prendre une carte bancaire « green ». A chaque fois que vous effectuez un achat, un pourcentage de vos dépenses est reversé à des associations environnementales. Bon d’accord, la CB est encore en plastique, mais c’est l’intention qui compte. En espérant que l’on taxe à mort tous les sacs en plastique que l’on distribue encore dans certains supermarchés…

Propos recueillis à Los Angeles par Frank ROUSSEAU

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Frank ROUSSEAU, grand reporter et pur produit de la mondialisation ! Elevé en partie en Afrique, au Canada, en Nouvelle Calédonie. Eduqué en France puis dans les Universités américaines, il se passionne ensuite pour l’histoire de l’art et celles de civilisations avant d’intégrer le Figaro Quotidien. Journaliste freelance, il partage désormais son temps entre l’oligopole de Los Angeles et un petit village des Yvelines…