WANTED : rencontre avec l’un des grands activistes de l’Amazonie

Considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud, Almir a été le premier Suruí, peuple indigène du Brésil, à faire des études universitaires. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales au péril de sa vie. Il vient de sortir un livre sur son combat : « Sauver la planète ». 

crédit photo Albin Michel

 

-Albin MichelCorine Sombrun, passionnée par les mondes indigènes et le dialogue interculturel, est la plume d’Almir Narayamoga Suruí afin de raconter l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme devenu le porte-parole de la cause des Indiens Suruí et de la sauvegarde des ressources naturelles de la planète. Interlocuteur direct auprès du gouvernement, son combat contre la déforestation a fait de lui l’ennemi de nombreux exploitants forestiers, qui ont mis sa tête à prix. Le récit, lettre ouverte d’Almir Suruí à ses enfants, au cas où il serait assassiné, alterne entre son parcours personnel, l’histoire et les traditions de son peuple, qui ont façonné se lutte pour la préservation de la forêt amazonienne.

En 1992, à 17 ans, Almir Suruí est devenu chef de son clan. Il a été le premier Suruí à faire des études. Diplômé de biologie, Almir s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales contre colons et déforesteurs, qui, en 2007, ont placé un premier contrat de 100 000$ sur sa tête. Soutenu par Aquaverde, ONG écologiste, il a pu se réfugier en Californie où il a souhaité rencontrer les dirigeants de Google et leur présenter son projet : utiliser Google Earth pour montrer la détérioration galopante de la forêt -wikipediaamazonienne, ses conséquences pour l’environnement de la planète toute entière et celles, plus immédiates, pour les 400 000 Indiens du Brésil qui y vivent encore.

Almir Suruí sillonne aujourd’hui la planète, prenant part à de nombreuses conférences internationales sur le changement climatique et le développement durable. Il travaille également à présenter son projet de compensation carbone. Parce que la forêt amazonienne est le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres et 16.000 espèces animales différentes, Almir Suruí demande aux plus gros pollueurs d’acheter des crédits carbone qui pourraient permettre de financer la protection de la forêt amazonienne. Émues par son courage à défendre cette cause, plusieurs organisations internationales et de grandes entreprises ont apporté aux Indiens Suruí un soutien logistique et financier.

Nous avons rencontré Almir Narayamoga Suruí : en attendant d’écouter son interview, ne manquez pas de lire : 

« Sauver la planète ». Le message d’un chef indien d’Amazonie, d’Almir Narayamoga Suruí et Corine Sombrun, aux éditions Albin Michel, 18 euros.

crédit photo Néoplanète

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Apprentie journaliste à l'Université de Liège en Belgique, amoureuse des chats, experte en rien mais passionnée par tout. Soucieuse de l'environnement, elle a posé ses valises chez Néoplanète.