Santé

Votre chat peut vous rendre aveugle !

Votre chien vous aide à garder la vue, alors que votre chat peut vous rendre aveugle, selon une récente étude de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA).

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Les chercheurs ont découvert que les allergènes présents dans le pelage d’un chien réduisent les chances pour son maître de développer un glaucome, une augmentation de la pression interne de l’oeil qui endommage le nerf optique. C’est l’effet inverse pour les chats, les propriétaires étant deux fois plus à risque.

Ceci est dû aux allergies que provoquent chez l’Homme les poils de ces animaux. Lors d’une réaction allergique, le taux d’immunoglobuline E augmente et provoque des démangeaisons au niveau des yeux, des éternuements,… Beaucoup de personnes ont de faibles réactions et choisissent de garder leur animal de compagnie. Mais même une petite allergie peut mener à la cécité, selon l’étude parue dans l’American Journal of Ophtalmology.

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Sur les 1678 personnes âgées de 50 à 60 ans analysées, environ 5% souffraient d’un glaucome. Parmi celles-ci, plus de 14% étaient en contact avec des chats et présentaient des taux élevés d’immunoglobuline E. Selon le Dr Anne Coleman, de UCLA, les allergènes provenant des chats ont des propriétés physiques et biochimiques qui déclenchent la production d’anticorps visant le nerf optique. Les germes et bactéries du chien sont, en revanche, bénéfiques pour notre système immunitaire.

Une autre raison est que les chiens passent plus de temps dehors (et déposent donc moins de poils à l’intérieur) et encouragent aussi leur maître à sortir, ce qui, comme l’ont prouvé d’autres études, aide à lutter contre la baisse de la vue. Après tout, on ne le surnomme pas « le meilleur ami de l’Homme » pour rien…

 

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.