Voiture électrique ou thermique : la revanche ?

Crédit : PixabayEn 2010, nous avions fait un premier round entre les deux technologies. Depuis, plus de 20 000 voitures électriques se sont vendues en France et l’offre s’est considérablement développée. Comparatif qui recadre le débat, étude Ademe-Gingko21-PE International* à l’appui.

A lire également dans Néoplanète N°40

 

 

Matières premières et fabrication

73% de l’impact environnemental de la voiture électrique résulte de sa fabrication … soit deux fois plus que pour une voiture thermique !

Impacts négatifs

– La production de la batterie représente à elle seule 35% de ces impacts environnementaux.
– L’approvisionnement en cobalt (nécessaire à l’élaboration de la batterie) pourrait venir à manquer dès 2020 : des recherches de substituts sont actuellement en cours : batteries LiFePO4 ou LiMn2O4.

 Usage

Le gain environnemental de la voiture électrique se trouve principalement à l’usage (phase qui représente 72% de l’impact environnemental d’une voiture classique).

Crédit : WikipediaImpacts positifs

– La voiture électrique n’émet pas de pollution locale ni de nuisances sonores.
– Son impact environnemental dépend fortement de la manière dont est « fabriquée » l’électricité : il est minimal si elle est faiblement carbonée (c’est le cas en France dont plus de 75% de l’électricité est issue du nucléaire).
– Un coût minime : 1 € par 100 km pour l’électricité, 8 fois moins que l’essence. Le coût d’entretien est également réduit de 30 à 40% par rapport à une voiture classique.

Impacts négatifs

– Autonomie et vitesse du véhicule moindres, et il faut patienter environ 4h pour recharger la batterie.
– Les batteries fonctionnent de façon optimale pendant 7 ans en moyenne. Par la suite, elles perdent en autonomie.
– Prix élevé : 20 000 à 35 000€ sans le bonus écologique.

Fin de vie du produit

Impacts positifs

– Filières de recyclage de l’électrique déjà existantes ou en cours de développement.

 Conclusion

Au-delà de 50 000 km, le bilan environnemental en France est « plutôt favorable au véhicule électrique » (100 000 km en Allemagne). Mais c’est plutôt la question de la mobilité qu’il faut réinterroger. La voiture particulière n’est pas la seule réponse. Vélo (la distance moyenne parcourue lors d’un trajet en ville est de 8km), auto service type Auto-lib’, ou co-voiturage sont également des solutions intéressantes.

Retrouvez cet article et plus d’interviews, de photos, et de vidéos dans notre nouveau magazine online et interactif!

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone