Les aides du Secours Populaire en Thaïlande après le tsunami

Le 26 décembre 2004, un tsunami s’abattait sur la Thaïlande, faisant plus de 6000 morts et 3000 disparus. Au Sud-Ouest du pays, 308 villages de pêcheurs ont été touchés. Dès le mois de janvier 2005, le Secours Populaire Ile-de-France partait en mission dans les provinces de Trang et Krabi. Voici trois exemples de leurs actions.

Apporter une aide d’urgence, améliorer les conditions de vie… la tâche n’était pas simple, mais il fallait agir pour reconstruire les 6000 maisons détruites ou endommagées dans le Sud-Ouest de la Thaïlande. Très vite après la catastrophe, le Secours Populaire Ile-de-France s’est rendu sur place. Pendant trois ans, il a travaillé avec l’association Yadfon (« goutte de pluie » en Thaï) pour aider au développement des communautés de pêcheurs et à la préservation des ressources naturelles, apportant une aide directe et indirecte à 29 villages, soit environ 25 000 personnes. Leur projet se décline en trois volets :

La réhabilitation socio-économique

Pour que les communautés reprennent une activité économique, il a fallu reconstruire les habitations mais aussi fournir le matériel nécessaire à la réparation des bateaux ou à la fabrication de nouveaux outils de pêche. Les Gitans de la Mer (Ulag Lawoy), une minorité ethnique de la côte d’Andaman, ont été gravement touchés par le tsunami et restent fragilisés par la hausse du tourisme qui menace leur accès aux côtes et aux ressources marines. Le projet du Secours Populaire prévoit entre autres des activités de formation, le renforcement de la communauté par la valorisation des traditions et la construction d’un centre culturel des Gitans de la Mer.

La réhabilitation de l’environnement et des ressources naturelles

Comment restaurer les écosystèmes touchés par le tsunami ? En sensibilisant la population au développement durable, garant d’une bonne gestion des ressources naturelles et de la pérennisation des activités de pêche. Pour ce faire, des cours d’éducation à l’environnement ont été organisés dans les villages et les écoles. L’un des thèmes abordés était la conservation de la mangrove, véritable barrière naturelle contre les phénomènes climatiques et source d’une extrême biodiversité. Plusieurs opérations de réhabilitation ont été menées, permettant le replantage de palétuviers ou de sagoutiers. Des milliers d’alevins ont été remis à l’eau pour favoriser la reproduction des poissons.

Le développement de long terme.

Dernière axe d’intervention du Secours Populaire Ile-de-France : favoriser le développement local, la sécurité alimentaire et l’indépendance des populations. Plusieurs projets comme la production et la vente de farine de sagou par les femmes, des activités artisanales ou des banques de riz, ont vu le jour.

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