COP 21 :

Le Pacifique : un océan de solutions

Les habitants de l’océan Pacifique tirent la sonnette d’alarme ! Entre effet de serre, acidification et montée des eaux, cyclones de plus en plus violents, le documentaire de notre partenaire France Ô « Le Pacifique : un océan de solutions » fait le point à 22h sur les mesures d’urgence prises pour faire face au réchauffement climatique au Vanuatu, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et à Wallis-et-Futuna.

L’Océan face à un danger imminent

L’Outre-mer prend les choses en main. Les populations sont déterminées à sauver leurs patrimoines naturels. Car il y a urgence pour faire face au danger. Comment conserver les récifs coralliens  ? Comment sauver les îles de la disparition ? Comment préserver certaines activités économiques ? La course contre la montre a commencé en Polynésie où la culture des huîtres perlières est en péril. Dans l’archipel des Tuamotu, sur l’atoll des Manihi, l’eau devenue trop chaude a perturbé cette filière autrefois si lucrative. « Si l’huître ne grandit pas très bien, il n’y a aucune chance pour qu’elle nous donne une jolie perle », déclare Heinarii Haotai, perlicultrice. La solution se trouve peut-être au cœur des huîtres des Marquises au potentiel génétique intéressant… Les coraux sont eux menacés par le réchauffement de l’eau et l’ensablement. Denis Schneider, biologiste marin, a donc créé une « nursery » pour les soigner grâce à un procédé d’électrolyse. « Ils survivent mieux, grandissent plus vite, résistent au stress… », déclare-t-il.

Un futur inquiétant

À Wallis-et-Futuna, le réchauffement climatique affecte les habitations et les cultures. Atoloto Malau, chef de service de l’environnement, suit de près des travaux d’enrochement, car il y a urgence pour sauver le bord de mer. Quant aux cultures en sursis, Soane Kanomoa teste de nombreuses variétés de taros plus résistantes venant de Malaisie, des îles Tonga, des Philippines… Avec ses trois usines de nickel, la Nouvelle-Calédonie risque de devenir l’un des premiers émetteurs de CO2 par habitant au monde. Des micro-algues apporteraient alors la solution pour lutter contre les gaz à effet de serre en réduisant les concentrations de CO2 de l’air.

 Agir maintenant !

« On estime que plus d’un tiers du CO2 qui a été émis par les activités humaines depuis la révolution industrielle a été capté par l’océan », déclare la scientifique Sophie Bonnel, de l’Institut de recherche pour le développement. Mais l’océan Pacifique ne pourra pas absorber sans fin le gaz carbonique. Il faut que la prise de conscience soit générale. « Les grands pays doivent agir pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre qui s’échappent dans l’atmosphère. C’est de leur responsabilité. Nous, les petits pays, on le fait aussi, mais à notre niveau… Il faut que nous agissions tous ensemble, le monde développé et les petits États insulaires, pour s’assurer que nous sauvions cette planète pour les générations futures », déclare le ministre du Changement climatique du Vanuatu, archipel ravagé par le cyclone Pam en mars dernier. La transition énergétique est en marche.

 Texte de Françoise Jallot

Rendez-vous dimanche 27 septembre à 22h sur France Ô !

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