L’Assemblée Nationale en eaux profondes

L’association Bloom va projeter demain à l’Assemblée Nationale « INTOX enquête sur les lobbies de la pêche industrielle » en vue d’un débat animé par, entre autres, la fondatrice et directrice de l’association, Claire Nouvian, que nous avons interviewée récemment.

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Le documentaire d’une cinquantaine de minutes met en évidence le système honteux qui fait que cette pêche destructrice que nous payons de notre poche peut perdurer : celui des pressions politiques. Critiquée aussi bien par les scientifiques que par les économistes, cette pratique qui détruit les fonds marins et ne rapporte pas d’argent existe (mais en perd, plutôt) en effet seulement car elle est subventionnée par l’Etat.

Quelques chiffres sur le chalutage profond :

  • 3 espèces seulement sont visées par cette pratique, mais 100 autres, dont certaines en voie de disparition, se retrouvent piégées dans les filets et sont rejetées mortes à la mer
  • Les rejets représentent 30% des captures
  • Bien qu’ils reçoivent des millions d’euros en subvention, les navires sont tous déficitaires et n’emploient directement qu’entre 44 et 112 marins, soit moins de 0,5% de l’effectif français
  • Un sondage a révélé que 71% des Français veut que François Hollande interdise cette pratique, et une pétition de l’association Bloom déjà signée plus de 800 000 fois

« INTOX enquête sur les lobbies de la pêche industrielle » sera diffusé avant un échange avec la salle, auquel prendront part les députés écologistes Laurence Abeille et Jean-Louis Roumégas, la députée socialiste Geneviève Gaillard, ainsi que le chercheur Philippe Cury. En espérant que cela aide le gouvernement à ouvrir les yeux avant la fin de l’année – cela ferait un peu désordre lors de la COP 21 !

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.