Jeremy Rifkin, porteur d’une nouvelle conscience pour un monde en crise

Jeremy Rifkin, c’est leur Jacques Attali Made in USA, en plus pessimiste et moins politique sans doute… Et pourtant, force est de reconnaître que cette fois, « L’Oracle de Philadelphie » – chouchou d’Angela et de quelques grands de ce monde – a le sourire aux lèvres, il est heureux, optimiste, et sa vision ne relève enfin plus du syndrome de Cassandre.

Découvrez ci-dessous l’interview de Jeremy Rifkin par Yolaine De La Bigne, Teddy Follenfant et Eric Poincelet (texte et traduction), à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Une nouvelle conscience pour un monde en crise ». Vidéo réalisée par 20minutes.fr (Romain Vitellio). Photos de Fabien Lemaire.

Cette fois, c’est différent, c’est nouveau, c’est inédit, et c’est diablement rafraichissant : ce n’est pas une guerre, mais une bagarre que trois générations – maximum, après c’est trop tard – doivent livrer, une révolution sans retour, industrielle, sociale, universelle… Pas gagnée d’avance, mais la perdre ne fait plus partie des options…

Jeremy Rifkin est venu à Paris lancer son dernier Opus* : 616 pages (!) dont l’intérêt ne faiblit à aucun moment, ni dans ses rétrospectives historiques, ni dans ses visions qui vous font passer directement d’un utopisme Rousseauiste un peu suranné à la compréhension d’une attitude qui relève carrément de la psycho-physio-sociologie, une nouvelle discipline certainement promise à un grand avenir, s’il en est un…

Livre passionnant, exceptionnellement optimiste chez celui qui avait notamment prévu la fin du travail, et l’impasse énergétique hors solaire, un soleil qui fournit pourtant chaque jour plusieurs milliers de fois la consommation annuelle d’énergie de l’humanité… Pas brillant, l’Homo Sapiens, sage soi-disant, en tout cas pas très efficace quant à l’utilisation de la photosynthèse. Toutes les espèces – animales, végétales, marines – font beaucoup mieux, en nettement plus fun et plus rapide, qui plus est…

En bref : l’Empathie, un joli mot que Ferrat lui-même aurait su chanter… Rien à voir avec quelques rondeurs corporelles mal à propos, mais au contraire une certaine rondeur de l’esprit… Le charisme, version récepteur… Cette notion que l’Autre, dans sa souffrance, mais également dans son enthousiasme, son vécu, m’intéresse, spontanément, sincèrement, sans pour autant en attendre le moindre retour ou avantage personnel… Du « Resto du Cœur » ou du We are the World planétaire… C’est nouveau, c’est sans précédent, et – c’est assez inattendu – nous le devons aux récents Tsunamis, tremblements de terre, Fukushima et autres révolutions arabes…

En fait, c’était prévisible : pas les catastrophes ou les révolutions, mais les conséquences incommensurables que les réseaux sociaux naissants et la montée en puissance des moyens de communication allaient provoquer … La Planète est devenue notre nouvelle Maison de Familles, d’ailleurs nos amis pixelisés sont devenus notre nouvelle famille…

Cette nouvelle Empathie, ce réseau neuronal hyper-sympathique, c’est en fait notre seule (et dernière, comme déjà souligné…) chance de sauver Gaïa… Maintenant, on peut choisir ses amis et sa famille, et donc ses causes communes, vieux croutons s’abstenir… Tout ça grâce à des neurones miroirs qui se sont enfin libérés, elle est pas belle, la Vie ?… Effet de levier immense, une Ola planétaire, résultats inouïs à la hauteur des espérances de cette nouvelle génération quasi numérisée, des biosphères hyper réactives au métabolisme pionnier éco-responsable en forme de hub…

A lire et à prêter « à ses amis », c’est bon pour la Planète !

* Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Civilisation de l’empathie, de Jeremy Rifkin, Ed. Les liens qui libèrent

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