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Huile de palme durable : comment intégrer les petits planteurs ?

Tous les petits planteurs peuvent-ils se convertir à des pratiques plus durables ? Comment les aider à adopter de meilleures pratiques agricoles sans oublier les pratiques sociales ? C’était l’une des questions posées lors de la 4ème et dernière table ronde de l’OpenLab Nutella à laquelle a participé notre rédactrice en chef, Yolaine de la Bigne.

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© François Guichard

Sans titreNéoplanète en partenariat avec Ferrero

Pour débattre autour de la question « Quelle place pour les petits planteurs dans une démarche de production d’huile de palme durable ? », étaient présents Yolaine de la Bigne, rédactrice en chef de Néoplanète, Sylvain Rafflegeau, agronome spécialiste des palmeraies villageoises au CIRAD, le Dr Petra Meekers, directrice du développement durable chez Musim Mas, Dimitri Neissing, acheteur senior chez Ferrero et deux étudiantes en master développement durable.

Pour Sylvain Raffeleau « les petits planteurs représentent une part importante de la production, correspondant environ à 40%, en Asie du Sud Est« . Dans cette région du monde, c’est le « système des plantations ‘plasma’ qui a longtemps prévalu. En échange du don de leurs terres, les agriculteurs recevaient des parcelles de 2 hectares en bordure de plantations industrielles qu’ils exploitaient pour livrer de l’huile à l’agro-industrie. De petits planteurs indépendants se sont installés de leur propre chef, générant une compétition pour l’accaparement des terres, et la déforestation« . Selon lui, un modèle de développement comme celui des ‘Alliances’ qui émerge en Amérique du Sud pourrait faciliter la conversion des petits planteurs à l’huile de palme durable : « un investisseur et des petits planteurs co-détiennent l’huilerie. Ces derniers bénéficient de crédits de plantation et participent aux prises de décision. La protection des forêts à haute valeur environnementale est prise en compte.« 

Petra Meekers a confirmé de son côté le rôle majeur des agros-industriels pour faire évoluer les pratiques des petits planteurs. Produire de l’huile de palme durable a un coût et rompre avec les méthodes traditionnelles n’est pas aisé. « Nous portons les exigences de durabilité auprès de toutes nos parties prenantes. Nous les soutenons dans leurs plans d’actions et nous les conseillons pour qu’ils améliorent le rendement de leurs terrains sans avoir à défricher.« 

« Au-delà des pratiques agricoles, ce sont aussi les pratiques sociales qui doivent évoluer, car la durabilité ne se limite pas au zéro déforestation » pour Yolaine de la Bigne dont le témoignage avec les autres intervenants est à voir dans la vidéo ci-dessous :


Quelle place pour les petits planteurs d’huile… par neoplanete-info

Le résumé de cette table-ronde en vidéo :

Pour tout savoir sur cette table ronde, c’est ici.

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