Au Brésil, la colère sociale s’étale jusque sur les murs

Capture d'écran 2014-06-11 17.13.05Hier, c’était le lancement de la Coupe du Monde ! L’artiste Paulo Ito lui-même, l’auteur de ce dessin ayant déjà fait le tour du monde, y voit du positif : « Je ne suis pas contre le foot : c’est une bonne excuse pour boire des bières« . L’alcool et les succès prévisibles de la Seleção suffiront-ils cependant à calmer le vif ressentiment des Brésiliens à l’égard de la FIFA ?

Apparue le 10 mai, cette peinture murale de la banlieue ouest de Sao Paulo a été massivement partagée sur les réseaux sociaux. Inspirée du travail de GOIN à Athènes en 2013 « Need food Not football », elle frappe par sa justesse : un petit garçon visiblement mal nourri qui n’a pour pitance qu’un ballon de foot. Cette vision de ce qu’est la situation actuelle du Brésil est très largement partagée puisque le dessin est très loin d’être seul en son genre. De nombreux autres graffitis de street-art se font l’écho de la colère sociale et les inscriptions « FIFA Go Home » sont fréquentes sur les murs des villes brésiliennes…

Peu sensibles aux injonctions de Michel Platini qui leur demandait de « se calmer », les Brésiliens multiplient depuis 1 an les mouvements sociaux. On peut comprendre qu’ils soient énervés par le coût exorbitant d’un Mondial de football – entre 10 et 15 milliards, contre 1 de prévu dans le budget initial – en grande partie financé avec leur argent. Tout ça pour que la construction de certains stades ne soit même pas complètement achevée. Et ce dans un pays marqué par les inégalités et le sous-équipement (écoles, hôpitaux, …).

Fin mai, ce sont plus de 500 chefs indiens, avec à leur tête Raoni, qui ont défilé pour défendre les droits des peuples indigènes. Cette manifestation a été, comme c’est souvent le cas, réprimée par la police avant d’être dispersée :

 

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.