Jusqu’où aller pour défendre la cause animale ?

Vous êtes sensibles à nos amis les bêtes et vous défendez la cause animale ? Ne manquez pas la fiction « La vie des bêtes », signé Orso Miret, ce vendredi 20 février à 20h35 sur Arte.

La vie des bêtes. credit : Géraldine ROUILLON/ROUGE Productions

La vie des bêtes. credit : Géraldine ROUILLON/ROUGE ProductionsJusqu’où peut-on aller pour défendre ses convictions, aussi justes soient-elles ? Cette enquête policière chez les défenseurs des animaux est doublée d’une histoire d’amour presque impossible qui interpelle sur la condition animale.

Ce thriller sentimental et sociétal confronte Jonathan Zaccaï dans le rôle de Cédric, officier de police qui séduit Estelle une vétérinaire. Mais quelques heures plus tard, venu interpeller des activistes d’une association de défense des animaux, il se retrouve face à la jeune femme…

La vie des bêtes serait-elle avant tout celle des Hommes ?

Regardez la bande-annonce : 

Interview de Clémence Hérout avec l’auteur et réalisateur Orso Miret

La Vie des Bêtes montre différents points de vue sur notre rapport aux animaux : celui d’un employé d’élevage, d’une vétérinaire, des militants qui refusent totalement l’exploitation des animaux…

Oui, je voulais montrer que les positions sur ce sujet sont très diverses, et que chacune peut se comprendre. Celle de la vétérinaire est inspirée de la philosophe Élisabeth de Fontenay, pour qui réfléchir sur l’animalité revient à s’interroger sur l’homme. Elle émet notamment cette hypothèse que la diminution de la violence infligée aux animaux aurait pour conséquence de réduire la violence entre les humains. Elle milite en faveur de la condition animale, mais sa démarche reste profondément humaniste.
D’autres militants rejettent la hiérarchie entre hommes et animaux et, estimant que les animaux sont nos esclaves, optent pour l’action violente. À travers ces personnages, j’ai voulu montrer les conséquences de cette pensée quand elle est mise en pratique par des extrémistes.

La vie des bêtes. credit : Géraldine ROUILLON/ROUGE ProductionsLa Vie des Bêtes amènera sans doute les téléspectateurs à réfléchir…

Faire évoluer la condition animale est une manière de voir le monde différemment et de le changer. Mais les conséquences d’une telle évolution sont complexes : par exemple, une amélioration rapide des conditions de vie des animaux d’élevage pourrait avoir des conséquences importantes en termes de profits et d’emplois. Sans compter qu’une augmentation du coût de la viande ne permettrait plus aux consommateurs les plus modestes d’accéder à cette source de protéines.

Paradoxalement, au cinéma, la souffrance et la mort d’un animal sont beaucoup moins supportables que celles d’un humain.

Oui, c’est un problème que j’ai rencontré dans La Vie des Bêtes. Nous voyons si souvent mourir des personnages qu’il est devenu très difficile de représenter cet événement à sa juste mesure. Concernant les animaux, c’est comme si le spectateur soupçonnait qu’on a réellement frappé ou tué un animal – malgré les obligations qui nous sont faites de ne pas les maltraiter. On prête également une certaine innocence aux animaux qui fait paraître leur mort d’autant plus injuste. Par ailleurs, le silence des bêtes nous autorise toutes sortes de projections et la vie animale peut symboliser une sorte de paradis perdu.

Ecoutez notre interview de Mathieu Ricard « Zoocide : tous du sang sur les mains ? » et de Franz-Olivier Giesbert, un végétarien qui croque la vie à pleine dents

Pour ceux qui ont déjà quelque chose de prévu ce vendredi soir, ne ratez pas la rediffusion le 22 février à 9h45 et le 25 février à 13h35.

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Curieuse de la vie et aventurière, Hind aime découvrir de nouveaux horizons et d’autres cultures. Elle se dit citoyenne du monde. Elle se passionne par tout ce qui l’entoure. Elle raffole du foot, de la mode, de la beauté, du bien-être …Licence de journalisme en poche, elle se spécialise dans un master en journalisme radio/tv à l’IEJ Paris. En se souciant de l’avenir de notre planète, elle rejoint l’équipe de Néoplanète.