Que cache votre boîte de thon ?

Un requin pêché sur le thonier Dolomieu C’est le nom de la campagne de Greenpeace lancée il y a plusieurs jours afin de dénoncer les dispositifs de concentration de poissons (DCP), techniques destructrices pour les océans qui maximisent les prises des pêcheurs industriels. L’ONG va plus loin aujourd’hui en dévoilant une vidéo choc tournée par des pêcheurs à bord de leurs propres thoniers espagnols et français. On peut voir les espèces prises dans les filets, y compris lorsque celles-ci sont protégées. Du requin à la raie en passant par la tortue, nombreuses sont les « prises accessoires » rejetées à la mer, mortes ou mourantes. 

Il est toujours pratique d’avoir une boite de thon chez soi. Seulement derrière elle se cache une vérité que les grandes marques européennes de thon en boite, telle que Petit Navire en France, se gardent bien de révéler. Les thoniers senneurs utilisent une technique de pêche qui ravage les océans, le dispositif de concentration de poissons.

« C’est un objet artificiel flottant, qui permet aux poissons de s’abriter. Tout un écosystème s’agrège autour de ce dispositif, autour duquel les thoniers industriels déploient un filet de plusieurs kilomètres de long, la senne, qui remonte tout. Y compris les espèces menacées qui gravitent autour (requins, tortues, raies), et les jeunes thons qui n’ont pas encore pu se reproduire et donc contribuer au renouvellement du stock, accentuant encore la menace de surexploitation. Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP  génère 2 à 4 fois plus de prises accessoires que la même pêche sans DCP, autour de 7% de ce qui est pris de l’aveu même des marques de thon en boîte, soit 100 000 tonnes par an, ou  de quoi remplir 625 millions de boîte de thons ! « , explique Greenpeace.

D’après l’ONG, les scientifiques estiment à 960 000 le nombre de requins soyeux tués à cause des DCP chaque année dans l’Océan Indien, d’où provient près de 80% du thon vendu par Petit Navire.

N’hésitez pas à écrire à Petit Navire pour que la marque opte pour des méthodes de pêche durable comme la canne, la ligne ou la senne sur banc libre !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.