Vers la fin de la trisomie 21 ?

La prise de sang maternel pour détecter la trisomie 21 pourrait remplacer l’invasive amniocentèse. Dans un avis rendu public le jeudi 25 avril, le Comité consultatif national d’Ethique (CCNE), valide l’utilisation de ce dépistage, allant même jusqu’à le qualifier de « progrès ». 

©pixabayL’ADN du foetus – dont on a découvert il y a près de dix ans, qu’il circule sous forme de petits fragments, dans le sang maternel – est analysé avec un séquenceur à haut débit. Ce test prénatal est, en France, encore au stade d’essai clinique. Il a déjà été autorisé en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Certaines Françaises en profitent d’ailleurs pour faire du tourisme médical, pour un coût de 1.200 euros environ.

24.000 femmes repérées

Le test sera réservé aux 24.000 femmes repérées aujourd’hui en France comme « à risque ». « Le dépistage sanguin leur évitera un recours à l’amniocentèse, un geste médical invasif qui n’est pas sans risque pour le foetus et, plus rarement, pour la mère » précise Jean-Claude Ameisen, président du CCNE.

©wikicommonsLa trisomie 21 touche 1 bébé sur 770

La trisomie 21, appelée aussi syndrome de Down, est le résultat d’une déformation génétique. La personne trisomique possède 47 chromosomes au lieu de 46. La maladie touche environ 1 bébé sur 770 à la naissance. Bien que toutes les femmes soient exposées à ce risque, plus l’âge maternel avance, plus le risque est élevé. Un diagnostic de trisomie conduit à une interruption de grossesse dans 95% des cas. La fondation Jérôme Lejeune déplore un dépistage systématique « qui conduit, pour raison médicale, à l’éradication de la quasi-totalité d’une partie d’une population ».

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Barbara Krief

Journaliste pour Le Plus de L'Obs, Barbara Krief continue d'écumer les festivals engagés pour Néoplanète. Retrouvez-la sur Twitter @KriefB.