Une pollution « Paris »golotte

credit : wikipediaQuoi de pire pour votre santé que d’être entouré de fumeurs dans une pièce sans aération ? Vivre à Paris.

Respirer l’air de la capitale équivaut en effet à être enfermé dans une pièce de 20 m2 avec huit fumeurs, selon une récente étude du CNRS. Analysant des données récoltées l’an passé, les chercheurs ont établi que le taux de particules fines dans le ciel parisien était de 6 millions par litre d’air, soit 30 fois plus que la moyenne ! Ces particules peuvent provoquer de l’asthme, des allergies, ou encore des maladies respiratoires, et les plus petites (de moins de 1 micromètre de diamètre) pénètrent profondément dans les poumons et parviennent à entrer dans la circulation sanguine. Ces particules fines, telles que celles émises par les moteurs diesel, sont d’ailleurs classées « cancérogènes certains » par l’OMS depuis 2012. Sachant qu’un parisien inhale 100 000 de ces particules à chaque respiration et qu’un humain respire environ 26 000 fois par jour, le calcul est rapide et fait froid dans le dos.

credit : wikipediaPeut-être encore plus inquiétant est le fait que seules les plus grosses particules sont soumises à des réglementations (une moyenne de moins de 40 microgrammes par m3), mais que la France ne les respecte pas. Mis à part les sanctions financières, cela signifie surtout que la santé de milliers d’entre nous est affectée par ce non-respect de la loi – 20 000 personnes en meurent chaque année. Et malgré les bonnes paroles du gouvernement (Ségolène Royal s’est dite déterminée à en finir avec le diesel), quasiment deux voitures sur trois vendues dans l’hexagone en 2014 sont encore de ce type.

Nos poumons n’ont donc pas encore fini de trinquer

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.