Un paradis en danger

Les îles de Tuvalu menacées par le réchauffement climatique crédit photo wikipedia

Au beau milieu du Pacifique, un des plus petits pays au monde est menacé par le réchauffement climatique. Gilliane Le Gallic, engagée depuis longtemps pour la planète, se bat pour la survie de ses habitants.

A 1 100 km au nord de Fidji, en plein milieu du Pacifique, Tuvalu est l’une des plus petites nations au monde après le Vatican : 26 km2 de terres éparpillées sur 9 petites îles édifiées sur des matelas de corail humide, et un sol dont le point le plus haut ne dépasse pas trois mètres. Et c’est bien là le problème. Car ce petit paradis aux allures de carte postale est, en miniature, l’illustration concrète de la réalité du réchauffement climatique et de ses conséquences pour la planète et pour les hommes. Avec son association, Alofa Tuvalu, Gilliane Le Gallic mène un combat sans relâche pour sauver ce minuscule Etat. Lequel risque d’être le premier pays à disparaître totalement sous les eaux, faisant de ses 11 000 habitants les premiers « réfugiés climatiques » de la planète.

Alors, dès 2003, Gilliane Le Gallic prend le dossier à bras le corps. Femme de médias (TF1, Arte, Canal Jimmy…), elle a travaillé avec Philippe Gildas ou encore Pierre Lescure, elle produit et co-écrit Nuages au Paradis, un documentaire pour la chaîne Planète qui livre, à travers l’histoire de Tuvalu, une réflexion sur notre devenir. Début 2005, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), elle crée l’association Alofa Tuvalu, dont elle est aujourd’hui présidente. Avec l’aide du chanteur Kent, qui signera les dessins, elle éditera même une bande dessinée, A l’eau, la Terre, pour se donner un outil ludique et pédagogique à destination des plus jeunes. « On est à des milliers de kilomètres de Tuvalu et pourtant le problème du changement climatique nous touche de plein fouet. Il n’y a qu’à voir les inondations dans le Sud-Ouest de la France… C’est donc à nous de se sentir concernés et de nous mobiliser ! », s’inquiète l’ex-leader du groupe Starshooter.

Une femme présidente : à lire page 2

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Jean-Michel Véry

Guitariste, compositeur, après dix ans de bons et loyaux services auprès de musiciens comme Andy Chase, Laszlo de Trèbes ou Vivien Savage, il débranche pour le journalisme et collabore avec L’Optimum, Le Figaro, Politis… Un père anglais et une mère égyptienne, aux ascendances touaregs, lui confèrent génétiquement le goût du voyage. Il signe régulièrement la rubrique « tourisme » pour Néoplanète.