Un gorille chez vous en deux clics

wikipediaOn trouve de tout sur les sites de vente en ligne : des habits, des meubles, et même des… gorilles ! Le commerce illicite d’animaux sauvages sur Internet génère d’ailleurs plus de 15 milliards d’euros chaque année, selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

Dans son rapport « Recherché, mort ou vif : le commerce en ligne d’animaux sauvages dévoilé », l’IFAW présente une réalité troublante : des milliers d’espèces en voie d’extinction seraient mises en vente sur Internet, souvent sans autorisation légale.

InfographieIFAWRecherchemortouvif-page-001En seulement six semaines, l’organisation a dénombré 33 006 animaux sauvages, parties d’animaux et produits dérivés d’espèces menacées mis en vente sur 280 sites de commerce en ligne dans 16 pays différents, dont la France.

  • Un tiers de ces annonces concernent de l’ivoire authentique (petit rappel : plus de 100 000 éléphants ont été tués pour leur ivoire en à peine trois ans). Les autres proposent des oiseaux exotiques, des félins, des tortues, des serpents, ou encore des loups .
  • 54 % des annonces recensées concernent des animaux vivants et 46 % des parties d’animaux ou des produits dérivés.
  • 56% des animaux vivants, produits dérivés, et parties du corps recensés dans cette enquête ont été trouvés sur des sites Internet chinois.
  • En France, 1192 annonces de ventes d’espèces menacées d’extinction figurent sur 17 sites (dont 346 sur leboncoin.fr, 336 sur naturabuy.fr, et 185 sur marche.fr), pour une valeur d’un million d’euros.

 

Quelques points positifs cependant :

  • L’embargo du site eBay placé en 2008 sur l’ivoire  fonctionne bien en France, au Canada, en Allemagne, et au Pays-bas, bien qu’il soit bafoué au Royaume-Uni.
  • 1192 annonces ont été signalées aux autorités.
  • L’une des annonces signalées aux autorités françaises pour enquête approfondie a conduit à la saisie de quatre défenses d’éléphant et au paiement d’une amende pour l’infracteur.

 

Pas de quoi célébrer, mais c’est un début.

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.