Eddynnovations : un collier qui fait maigrir

Et si une nouvelle façon de maigrir était de… porter un collier ? Des chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont développé Wearsens, un collier qui détecte ce que vous avalez et retransmet les données à votre smartphone.

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Comment ça marche ?

Des capteurs piézoélectriques (qui génèrent du courant lors qu’ils sont comprimés) situés sur la gorge détectent les vibrations et les mouvements au moment de la déglutition. En fonction des variations de fréquences de ces vibrations, l’appareil distingue les solides des liquides, ainsi que les textures des aliments (voir la vidéo ci-dessous). Cela permet à Wearsens d’identifier à 90% le type de nourriture consommée.

Les données sont ensuite envoyées au téléphone de l’utilisateur, qui le conseille ou l’alerte. Par exemple, celui-ci vous avertira si vous mangez plus que d’habitude, si vous avez besoin de boire de l’eau, ou encore si vous dépassez vos apports journaliers recommandés en calories.

A quoi ça sert ?

Gadget, ou véritable coach personnel ? Evidemment, si vous ne faites pas d’effort, Wearsens ne vous sera pas d’une grande utilité. En revanche, le collier connecté pourrait se révéler un atout pour ceux qui sont à la diète, la plupart des régimes se basant sur le calcul des calories absorbées par la personne.

Les chercheurs indiquent que le dispositif pourrait aussi être utilisé pour s’assurer, à distance, qu’un patient prenne bien ses médicaments, qu’une personne venant de subir une opération respire normalement, ou qu’un fumeur essayant d’arrêter ne craque pas (les capteurs peuvent en effet détecter l’inhalation d’air et de fumée).

En tout cas, que ce soit pour arrêter de fumer, prendre des médicaments, ou maigrir, porter un collier est un idée qui a du chien !

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.