Un an pour la planète : de Sao Miguel à Rio

Faire le tour du globe en parcourant plus de 20 000 km sans utiliser l’avion ! Voici le pari un peu fou de Florent et Nicolas. Ils ont sélectionné une vingtaine de projets dont ils recueilleront les témoignages pour montrer que construire le monde de demain passe par une véritable révolution dans notre façon de penser et de faire.

Voici leur deuxième carnet de voyage…

Le Rio Grande do Norte est tout de sel et de sable, d’eau et de vent. São Miguel do Gostoso, Galinhos, Genipabu… En attendant l’ivresse du carnaval et les derniers moments de liesse avant la nouvelle année scolaire, les enfants jouent au foot sur la plage et surfent ces vagues qui façonnent les côtes de la pointe occidentale du pays. L’omniprésente envie de vivre me fait parfois oublier que le Nordeste reste l’une des régions les plus pauvres du Brésil. Quand je boucle mon sac pour prendre la route du sud, une voix me souffle que je me sentirai toujours un peu chez moi ici.

Ma première halte me fait découvrir Olinda. A quelques kilomètres de l’énorme Recife, cette ville classée par l’UNESCO a su garder une taille raisonnable et son charme d’antan. Au gré des ruelles souvent escarpées, je découvre des maisons colorées, des parcs florissants, et rencontre des habitants tous fiers de leur ville et de son carnaval reconnu comme l’un des plus beaux du pays. Aux premiers sons des tambours, je m’éloigne pour rejoindre Salvador, 850km plus au sud.


Une longue nuit de bus avant de faire connaissance avec la capitale bahianaise. Au matin, nous roulons entourés de cette végétation luxuriante qui prend possession de chaque espace laissé libre par l’Homme. En arrivant, je m’installe dans le quartier de Pelourinho. Perchée sur la ville haute, mes yeux observent la baie, « bahia », la ville basse, et les ports qui jadis voyaient arriver d’Afrique les esclaves par milliers. Aujourd’hui, ces origines africaines sont incontestables : elles marquent les peaux, les sourires, les rythmes du carnaval et la magie de ses danses. Vous êtes au portes de « Salvador l’Africaine » et vous voyagez déjà jusqu’au continent voisin !

A Salvador, l’ambiance « grandeur et décadence » est frappante : des bâtiments flamboyants côtoient des quartiers en ruine, sans doute hier florissants. Mais ce contraste n’enlève rien au charme de la ville et à la bonne humeur de ses habitants. Pour moi, Salvador est aussi la ville des rencontres : avec des Bahianais qui me racontent leur histoire, des Brésiliens du sud du pays qui m’expliquent leurs différences, et des Européens charmés par le pays… A leurs côtés, je profite d’une dernière soirée en apothéose, au son d’un concert afro-brésilien rythmé par une vingtaine de percussionnistes virtuoses.


Les chants bahianais m’accompagnent jusqu’à Rio et me préparent à son carnaval. Deux nuits au calme avant d’arriver, puis une soirée dans le quartier de Lapa, et Nicolas arrive de France. L’équipe est maintenant au complet, la suite de l’aventure n’en sera que plus belle !

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