Éco-attitude

Travaux économie d’énergie : les différents dispositifs d’aide

earth-1987763_1280Comment déduire ses travaux d’isolation grâce au crédit d’impôt ?

De nombreux travaux d’économie d’énergie sont éligibles au crédit d’impôt pour la transition énergétique ainsi qu’à la prime énergie. Lesquels sont concernés et comment bénéficier de ces aides ? Notre article revient sur ces points.

 

Les travaux d’économie d’énergie éligibles aux aides

Les travaux d’économie d’énergie visent à réduire notre empreinte écologique en réduisant la quantité d’énergies fossiles utilisées dans nos habitations. Cela concerne aussi bien le chauffage que la climatisation. Toutefois, ces travaux sont bons aussi pour votre portefeuille : une consommation plus basse induit une facture plus faible.

Tous les travaux suivants sont éligibles aux différentes aides en vigueur :

  • L’isolation thermique
    • Isolation des combles ou toiture : ils sont responsables de 30% des déperditions de chaleur
    • Isolation des murs extérieurs (les « parois opaques ») : 20% des pertes
    • Isolation des sols (« planchers bas ») : 10% des pertes
    • Installation de fenêtres double vitrage (les « parois vitrées ») : 15 % des déperditions

NB : Tout savoir sur les travaux d’isolation

  • L’amélioration de la performance du chauffage : installation d’une chaudière à condensation, installation d’un poêle à granulés etc.
  • L’utilisation des énergies renouvelables : pompe à chaleur air/air, capteurs solaires, géothermie, chaudière à bois
  • L’installation d’un chauffe-eau solaire
  • L’installation d’une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux : elle régule la température et le taux d’humidité à l’intérieur de la maison. Le système capte l’air frais et humide et l’éjecte à l’extérieur tandis qu’il injecte de l’air extérieur chauffé
  • La pose d’un thermostat de régulation ou programmateur d’intermittence : il ajuste le chauffage en fonction du besoin

Les aides disponibles

De nombreux dispositifs permettent de réduire la facture des travaux d’économie d’énergie.

Premièrement, vous pouvez demander un éco-prêt à taux zéro auprès de votre banque. Il s’agit d’une avance financière dont vous rembourser uniquement le capital. Vous n’avez d’intérêts ni de frais de dossier. Le montant prêté peut aller jusqu’à 30 000 € si opte pour un « bouquet de travaux » (un ensemble de travaux cohérent : par exemple isolation + chaudière).

Deuxièmement, les différents gouvernements ont mis en place et reconduit le crédit d’impôt pour la transition énergétique ( CITE). Vous pouvez ainsi déduire de votre déclaration d’impôt annuelle les sommes engagées au titre des travaux de rénovation. Si vous n’êtes pas imposable ou bien si le montant de l’impôt est inférieur au crédit accordé, le Fisc vous rembourse la différence.

Le montant du CITE atteint 30% des dépenses engagées, dans la limite d’un certain plafond. 8 000 € de dépenses sont prises en compte pour une personne seule, 16 000 € pour un couple. Le plafond est majoré de 400 € par personne supplémentaire, sauf pour les enfants en garde alternée (200 €).

Troisièmement, dans le cadre des éco-travaux, on peut bénéficier d’une prime énergie versée par différents organismes. Elle entre dans le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Concrètement, des fournisseurs d’énergie ou des distributeurs vous versent une somme d’argent pour vous aider à financer vos travaux de rénovation.

Le montant de cette prime dépend de la région et du type de travaux. Pour le déterminer, on compare les économies d’énergie réalisées entre l’ancien et le nouveau matériel. Le dossier doit être validé par l’organisme en question avant le début des travaux, sur présentation d’un devis.

Enfin, l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) propose aussi des subventions. En fonction de vos ressources, le dispositif « Habiter mieux sérénité » vous verse une aide à hauteur de 35 à 50% du montant HT des travaux d’économie d’énergie, dans la limite de 10 000 €. + la prime forfaitaire « Habiter mieux » de 10% du montant HT.

Faire appel à un artisan RGE

Outre les revenus, la condition sine qua non pour bénéficier de ces aides constitue le recours à un professionnel qualifié RGE, Reconnue Garant Environnement. En effet, si les subventions mentionnées divergent par différents aspects, l’appel à un artisan RGE est obligatoire. Cela garantit que les travaux d’économie d’énergie sont réalisés dans les règles de l’art et de façon qualitative.

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