Transat 6.50 : hissez au vert !

Par J-Régis Guignard

Photos : © Régis Guignard / Kel Epok Epik

Amaury, c'est parti !« Un homme, un bateau, l’océan… ». La devise colle tellement bien à la Mini Transat qui est partie dimanche dernier de La Rochelle direction Salvador de Bahia au Brésil. Les courageux navigateurs sont en ce moment-même en train d’arriver à Madère…

Pour cette édition, 85 « ministes » dont 7 femmes se sont élancés en solitaire sur des coques de noix de 6,50m ! Aucun contact avec la terre, quelques cartes papier, un GPS et un récepteur BLU pour écouter les bulletins météo. Arrivée prévue mi-octobre via une escale à Madère soit 4.200 miles (7.800 km…).

Si Néoplanète s’intéresse à l’aventure, c’est parce que ces puces de haute-mer sont de véritables laboratoires flottants où recherche de légèreté et d’autonomie sont des impératifs. Ainsi les fleurons de la pétrochimie, mats en carbone, voiles en mylar (composite utilisé aussi dans l’aérospatiale) côtoient des piles à combustible – ne rejetant que de la vapeur d’eau – éoliennes et autres panneaux solaires ; toute la panoplie du renouvelable. Comme si le 6.50 était le symbole de deux époques en transition. Les sponsors ne s’y sont pas trompés et nombre d’entre eux comme le groupe Qualitel soutiennent ce challenge inouï quand on y pense. Il faut les voir partir ces skippers de l’impossible qui ne pèsent plus rien en leur esquif tant ils sont portés par leur rêve.

Signataire de la charte de l’éco-marin(*), Amaury François en transpose l’état d’esprit jusqu’au cœur de la course. A 27 ans, c’est un des espoirs de cette édition, à suivre intensément lui et ses challengers sur www.transat650.org.

Les photos :

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