Tourisme solidaire chez les indiens quechuas d’Amazonie

La tribu quechua de Shiripuno est un modèle en matière d’ethnotourisme. Accueil de touristes en cabanes rudimentaires équipées de sanitaires écologiques, restaurant communautaire, organisation d’excursions et de loisirs, vente d’artisanat et démonstrations… Toutes ces activités, uniquement gérées par les membres de la communauté, fournissent du travail et un salaire à tous les habitants.

Par Julie Olagnol, auteure du site : http://julieolagnol.e-monsite.com/

Tourisme solidaire chez les indiens quechuas d’AmazonieIl ne faut que cinq heures depuis Quito pour rejoindre Puerto Misahualli, le point de départ pour l’Amazonie, dans la province du Rio Napo. Misahualli est un petit village qui sent bon les vacances. Des singes en liberté accueillent les étrangers. Amélie, franco-belge, responsable de l’association de femmes Sumak Alli Kausay, et son mari Théo, un biologiste originaire du village de Shiripuno, une tribu quechua, les emmènent en pirogue à quelques minutes de là.

Le développement du village passe par l’accueil de volontaires de l’international, chargés de dispenser des cours à l’école et de prendre part aux travaux d’agriculture et de construction. Mais la communauté dispose d’autres atouts pour accueillir les touristes. Une agence de tourisme « artisanale » permet notamment aux habitants de percevoir un salaire.

Tourisme solidaire chez les indiens quechuas d’AmazonieIci, commence l’immersion totale pour Anne, lycéenne, et Gauthier, photographe. Logés dans des cabanes équipées de douches et de sanitaires écologiques, ils prendront les repas avec les touristes reçus par la communauté dans l’annexe du village. Première surprise dans les douches : une mygale. Pour les deux Français, c’est leur première soirée à la bougie. Il est vingt heures, ils se couchent épuisés.

« Mes journées sont bien remplies. J’aide à l’accueil des touristes, je fais la vaisselle dans le fleuve, la lessive à la source, tout me prend un temps fou », raconte la jeune fille. Anne ne parlait pas Espagnol lorsqu’elle est arrivée dans la communauté. Cela ne l’a pas empêchée de s’intégrer aux habitants, et quelques mois plus tard, de devenir marraine du bébé de Rosario. De son côté, Gauthier ne restera que quelques semaines. Pour lui, l’objectif est de « vivre avec les locaux. C’est fabuleux, les gamins sont magnifiques. Ils ne savent pas encore marcher qu’ils savent déjà tenir une machette ! ».

 

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