« La Terre pour horizon »

©wwf international« La Terre pour horizon », c’est le titre du nouveau livre d’Isabelle Autissier, interviewée par Gaïa Mugler-Solana. Elle explique les fondements de son engagement : la croyance en la cohabitation des règles de la mer et des valeurs de la communauté humaine. 

 

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Liberté. Pour cette célèbre navigatrice, être libre ce n’est pas  faire tout ce que l’on veut sans aucune contrainte. « Il faut savoir savoir s’affirmer coûte que coûte. La liberté est un combat, elle se construit ». La mer, qu’elle a connue dès la fin de l’école primaire, lui a inculqué cette vérité.

Solidarité. A plusieurs miles du rivage, une erreur ou une inconscience peuvent avoir des retentissements dramatiques. D’où la solidarité qui se met en place très vite entre les hommes, une fois sur l’eau. Elle souligne avec justesse que « l’homme n’est pas un poisson, et il le sait. Il sent immédiatement qu’il est fragile, en mer. Si le bateau coule, l’homme se noie ». Et de rappeler que la solidarité en mer est internationale : un accord international sur la sauvegarde de la vie veut que quand une personne est en danger, tout marin qui se trouve à proximité doit l’aider, gratuitement et sans distinction de race, de sexe, etc. La navigatrice se dit stupéfaite que les « terriens » n’aient pas la même approche de la vie et de la responsabilité qu’ils ont les uns vis-à-vis des autres.

©ponchiang

Respect de l’environnement. Elle prône donc l’éducation au respect de la vie sur terre dès le plus jeune âge. Et elle rappelle que la mer apprend aussi à se détacher des choses matérielles superflues. A bord d’un bateau, il faut savoir s’adapter. Exit le consumérisme et le luxe. Place au calme et à la volupté. Isabelle Autissier a toujours milité pour le respect de l’environnement, en mer comme sur terre. C’est pour cette raison qu’elle a décidé de s’engager pour WWF.

Les valeurs de cette grande ONG lui correspondaient bien. Selon elle, « on n’a pas d’autre choix que de changer et d’aller vers des sociétés plus respectueuses de l’environnement». En tant que Présidente de la branche française de l’association, elle anime le conseil d’administration et ne manque pas d’exercer son influence, comme dans l’affaire Total. S’appuyant sur l’action que possède le WWF au sein du groupe pétrolier, la navigatrice a sauté sur l’occasion pour « pousser un coup de gueule » contre la recherche de pétrole dans le plus ancien parc naturel africain, celui des Virunga en République démocratique du Congo.

La Terre pour horizon, Editions Les Presses d’Ile-de-France, février 2013, 136 pages, 9,60 euros.

Cette chronique « Environnement » a été diffusée le lundi 25 février 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet. 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.