Chassez vos idées reçues sur les biocarburants

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« Les biocarburants sont la seule réponse crédible au pic pétrolier », « Rouler aux biocarburants permet de réduire l’effet de serre », « Les biocarburants contribuent à la faim dans le monde »… Entre pistes prometteuses et incertitudes, qu’en est-il vraiment de cet « eldorado » de l’après-pétrole ?

Les biocarburants, comme d’autres technologies avant eux, n’ont pas échappé à l’effet de mode. Ils auraient dû tout résoudre : la dépendance au pétrole, le dérèglement climatique, le sort des agriculteurs des pays développés et celui des paysans pauvres des pays en développement. Après une phase d’enthousiasme pour cette énergie verte, les biocarburants ont été dénoncés comme une coûteuse erreur, responsables de la déforestation, de la hausse des prix alimentaires, et de l’accaparement des terres dans les pays pauvres. Dans le même temps, les États-Unis, l’Europe, mais aussi l’Inde, la Chine, le Brésil…, encouragent leur production et leur consommation par des réglementations et des subventions. Comment ne pas être perdu face à tant de messages contradictoires ?

Ingénieur, économiste et spécialiste du changement climatique, Ariane de Dominicis a travaillé sur le thème des biocarburants pendant plusieurs années à la Commission européenne. Elle est actuellement chef de projet d’investissement à CDC Climat, filiale de la Caisse des Dépôts dédiée à l’économie du changement climatique.

Écoutez l’interview d’Ariane de Dominicis qui, sans prétendre donner des réponses définitives à toutes les questions, nous invite à faire le point sur les idées reçues que l’on peut se faire sur ce que beaucoup ont considérés comme un nouveau « pétrole vert ».