Steve Jobs, un homme qui pensait différemment

Think Different* était le slogan d’Apple. Steve Jobs, son co-fondateur, en a fait son leitmotiv. Végétarien et bouddhiste, il a essayé des thérapies alternatives pour guérir son cancer du pancréas, avant de passer par la chirurgie.

Steve Jobs, le co-fondateur de la célébrissime marque Apple, est décédé mercredi dernier à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer. En 2003, un scanner adnominal détecte chez lui une tumeur du pancréas. Alors que la chirurgie lui est conseillée, il décide de se tourner vers des thérapies moins conventionnelles. Peter Elkind, rédacteur en chef du mensuel américain Fortune, racontera que Steve Jobs suit un « régime spécial », sans en dévoiler davantage. Lorsque la tumeur se fait plus grosse, l’opération est inévitable, comme l’a révélé Steve Jobs lors de son discours à Stanford en 2005 (cf vidéo ci-dessous). « Votre temps est limité. Ne le perdez pas à vivre une vie qui n’est pas la vôtre », expliquait-il devant les jeunes diplômé de l’université.

A l’époque, il abordait la mort avec  une certaine légèreté: « A 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près cela : « Si vous vivez chaque jour comme le dernier, un jour, vous finirez par avoir raison » […] Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre de grandes décisions ».

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Un bouddhiste engagé pour la planète…

Conscient de l’importance de la vie, Steve Jobs était un croyant. Lors de ses années universitaires, il fait la rencontre de Dan Kottke qui l’initie à la philosophie bouddhiste et au yoga. Dan sera l’un des futurs cadres d’Apple. Mais c’est au printemps 75, âgé d’une vingtaine d’années, que la vie de Steve Jobs prendra son premier tournant. La californien quitte alors son Etat pour l’Oregon où il rejoint une communauté qui cultive des fruits bio, tels que… la pomme. Quelques mois plus tard, il fonde Apple avec Steve Wozniak et Ronald Wayne.

Une première référence à la Terre qui sera suivie par de nombreux efforts notamment pour améliorer l’image environnementale de la marque. Très vite, Apple élimine le PVC de ses packagings, mais aussi l’arsenic ou le mercure. Sur les emballages, l’inscription des émissions de CO2 produites, de la manufacture au transport devient quasi systématique. Et en 2008, dans cette même lignée, la coque du Macbook Air est composée d’aluminium recyclé dans un emballage plus allégé. De petites attentions qui n’empêchent pas la marque de pousser à la consommation, notamment en incitant ses clients à changer de téléphone plutôt qu’à le faire réparer.

Mais un amoureux des animaux avant tout.

Steve Jobs aimait répéter « Stay foolish, stay hungry »**. Lui était un fou des animaux, prêt à refuser la commercialisation, via l’Apple Store, d’une application ayant pour but de frapper des phoques à l’aide de club de golf.

Montrant l’importance des animaux pour lui, il avait aussi prévu la reconnaissance faciale par le logiciel Iphoto des visages de chats aussi bien que ceux des humains.

La PETA et d’autres associations luttant pour les droits des animaux lui ont rendu hommage. « Si ses films et sa manière de vivre ont au moins inspiré une personne à devenir végétarienne, ce sont des centaines d’animaux qu’il a sauvé. Et pour cela, nous le remercions ». En effet, en 1986, Steve Jobs, végétarien, rachète une entreprise de matériel informatique de haute gamme pour en faire un studio d’animation : Pixar.

Les films à succès de Pixar : Toy Story, 1001 pattes ou encore le monde de Nemo animent alors de nombreux animaux.

Dans le monde de Nemo, un requin végétarien rappelait : « Les poissons sont nos amis, pas notre nourriture ». Peut-être un clin d’œil subtil pour le PDG du studio, connu pour son ambition démesurée et son grand sens du marketing.

*Penser différemment
** Soyez insatiable, soyez fous

Photos:
Flickr/COG LOG LAB
Flick/Bangdoll

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.