Le solaire se lève sur Fukushima

Biwa_LakeTrois ans après l’explosion qui a ravagé la région, la préfecture de Fukushima ne veut plus entendre parler de centrale nucléaire et est bien décidée à investir dans les énergies renouvelables. Dans cette optique, la ville de Tomioka, située à quelques kilomètres seulement du lieu de la catastrophe, a annoncé le 17 avril dernier la construction d’une ferme solaire. Tout un symbole.

Tomioka fait partie des villes évacuées. A cette date, il est possible aux ex-habitants de s’y rendre ponctuellement durant la journée afin de participer au nettoyage et à la décontamination. En revanche, ils ne peuvent y séjourner ni même y passer la nuit. Les autorités locales espèrent que la mise en place de nouvelles sources d’énergie encouragera la population à revenir une fois l’interdiction levée. La construction de la ferme solaire, la toute première de la région, sera confiée au groupe nippon Sharp. Prévue pour occuper un terrain de 3,1 hectares, elle délivrera une puissance de 2,19 mégawatts. Ceci permettra en théorie d’alimenter 600 foyers.

ZoneEvacuéeFukushimaLe solaire n’est cependant pas seul à être pressenti comme énergie de substitution au nucléaire, puisque, dans la même région, un parc d’éoliennes est également en construction. Une première éolienne géante – 106 mètres de haut et 80 mètres de diamètre, pour une puissance de 2 mégawatts – a ainsi été érigée en novembre dernier.

S’il est dommage qu’il faille une catastrophe pour enfin décider les politiques à investir dans le bon sens, on ne peut que se réjouir des mesures exemplaires prises par la province de Fukushima.

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.