Et si on supprimait les ascenseurs ?

phlife-quo-016-065_A5 ascenseur phovoirCertains architectes songent sérieusement à supprimer les ascenseurs dans les immeubles de bureaux, mais quelle est cette lubie ?

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Version écrite de la chronique, collaboration Nathalie Cayzac

C’est pour notre santé ! Et pour nous redonner l’envie de bouger, de monter, bref de faire un peu d’exercice. Un professeur de l’Université de Californie à Los Angeles estime que monter l’escalier est même meilleur pour la santé que d’aller à la gym tous les jours. Autre avantage : ça coûte moins cher quand on construit l’immeuble ! L’une des idées principales serait de construire des ascenseurs beaucoup plus petits et plus lents. Qui aurait envie de monter dans un ascenseur s’élevant péniblement à 2 à l’heure ?

Mais il va falloir quand même convaincre les gens qui ont pris l’habitude de l’ascenseur

C’est le grand défi ! Certains architectes considèrent même les ascenseurs comme malsains, non écologiques et peu propices aux échanges sociaux alors que les escaliers sont plus sympathiques et aident la socialisation pour taper la conversation par exemple, s’ils sont bien placés et bien conçus. Et puis l’escalier est, en général, beaucoup plus aéré qu’un ascenseur, et donc plus sain.

Et cela a déjà été testé concrètement

A New York ! Dans l’immeuble The Cooper Union, une école d’architecture et de design, Thom Mayne a construit un escalier qu’il voulait « loufoque et central ». Résultat : les étudiants adorent prendre cet escalier. Autre exemple : l’immeuble du New York Times et ses escaliers « élégants » qui maintiennent le lien entre les différents services. Nous vivons dans une époque où tout doit aller vite, mais ici et là des mouvements réclament de retrouver le sens du temps et de ralentir le rythme. Prenons donc l’escalier et, accessoirement, faisons-nous de jolies gambettes !

La chronique « Quelle Époque Éthique » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée jeudi 8 mai 2014 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Quelle Époque Éthique », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.