Tourisme à Lisbonne :

Sept collines, le Tage et la joie de vivre !

Lisbonne, ce n’est pas juste la capitale du Portugal depuis le 12ème siècle, mais aussi une ville où l’Histoire est partout, même si le terrible tremblement de terre de 1755 a détruit la moitié de la cité. Lisbonne, la ville escarpée aux sept collines, c’est une ambiance particulière qui doit beaucoup à ses 2 millions d’habitants, une atmosphère que l’on ressent à tous les coins de rue. On s’y sent bien tout de suite, l’accueil est tout sourire et les années de crise commencent à s’estomper. Les Lisboètes ont retroussé les manches et ça se voit !

Coucher de soleil sur les rives du Tage (Copier)

LE(S) CENTRE(S)

A Lisbonne, il y a « le » centre – la Baixa – ses rues touristiques et l’arc de triomphe qui mène au L'arc de triomphe de la rue Augusta débouche sur le TageTage, le célèbre ascenseur Eiffel. Mais il y a, sur les collines proches, des villages urbains qui ont chacun leur caractère propre et leur charme. Les découvertes se font au fil des nombreux belvédères (les miradouros) d’où l’on découvre chaque fois une vue époustouflante sur le fleuve qui s’épanouit.

  • le château Castelo São Jorge, avec la superbe vue panoramique depuis le parc sur la ville et le Tage. Allez vers la cathédrale, massive mais élégante (en portugais : Sé), plusieurs points de vue sur le Tage également. Pas bien loin, le délicieux Museu de Artes Decorativas, dans un palais ancien.
  • la Place du Commerce (Praça do Comercio) qui borde le Tage et toutes les rues alentour (quartier de la Baixa), la place du Rossio. Tout ce quartier est beaucoup plus « carré », reconstruit par le célèbre marquis de Pombal après le séisme du XVIIIème siècle.
  • quartier du Carmo. On y accède par l’ascenseur Santa Justa (construit par des disciples de Gustave Eiffel). Et de là-haut, autre vue superbe.
  • quartiers de Graça et Mouraria. Quartiers populaires très sympas aussi, avec leurs marchés, leurs commerces typiques, etc.
  • quartier du Bairro Alto. Très populaire dans la journée. Le soir, c’est le quartier branché.

 

PLUS LOIN

BELEM – A voir absolument : toute la grande époque de l’Empire portugais (les navigateurs, le mythe du cinquième empire), des trésors qui montrent à quel point les Indiens ont été pillés…

Le quartier de Belém :

  • Le monastère des Jeronimos chef d’oeuvre de l’art manuelin. C’est également une sorte de panthéon à la mémoire des grands personnages portugais (on y trouve aussi bien la tombe de Vasco de Gama que du grand poète Luis de Camoes).
    Le monastère des Jeronimos
    Le monastère des Jeronimos
  • la Tour de Belém, hommage aux navigateurs portugais. Elle se trouvait auparavant au milieu du Tage mais est maintenant sur la terre ferme.
  • Sur la rive du Tage, le monument des découvertes, curieux empilage de grands hommes qui date de l’époque Salazar, surnommé « Poussez pas derrière ». On comprend vite pourquoi.
  • La pâtisserie de Belém. Dans une des salles aux murs couverts d’azulejos, commander des petits « pasteis de nata » avec un bon chocolat chaud. Hyper touristique, mais pas seulement. Pas cher mais il faut faire la queue.

Le Parc des Nations

Créé pour l’Expo universelle de 1998. Dépaysement contemporain dans cet immense parc émaillé de constructions étonnantes avec en toile de fond le pont Vasco de Gama qui enjambe le Tage. On y arrive en métro en traversant l’étonnante gare Oriente, conçue par l’architecte espagnol Santiago Calatrava, comme une ruche de verre et d’acier.

Se cultiver encore !

Le musée des Azulejos

Les Azulejos
Les Azulejos

Exceptionnel. Un peu excentré mais magnifique pour le cadre (ancien couvent), pour les collections de faïences anciennes, pour l’église Madre de Deus baroque dégoulinante de dorures, pour le salon de thé dans le jardin aux beaux jours.

Des azulejos, vous en trouverez partout dans les boutiques.

Le musée Gulbenkian

Dissimulé dans un jardin naturel vallonné, le musée Gulbenkian a été créé grâce à la donation de Calouste Gulbenkian, qui avait fait fortune dans le pétrole. Une collection éclectique dans un lieu admirable, un voyage exceptionnel dans l’histoire de l’art jusqu’aux impressionnistes.

Lisbonne, capitale du STREET ART

La plus belle collection du monde de Street Art, dixit le Guardian. Depuis 2008, le Street Art a été déclaré « discipline artistique à part entière », afin de réduire les actes de vandalisme et deIMG_0592 (Copier) dégradation du patrimoine. La Calçada da Gloria, rue déjà très fréquentée par les touristes, est devenue une Galeria de Arte Urbana (GAU). Même les poubelles à verre ont été recyclées, et les six niveaux du parking de Chão do Loureiro, dans le quartier de l’Alfama, ont été habillés par des artistes célèbres. Le « parcours Street Art » conduit dans la Mouraria, avenida Fontes Pereira de Melo (œuvres de Os Gémeos, Blu, Sam3, Ericil Cane et Lucy McLaucland), avenida da Liberdade, entre les Rua Rodrigues Sampaio et de Santa Marta (œuvre d’Aryz) , et ramène avenida Dom Afonso Henriques, près du Jardim do Tabaco (œuvres de Vhils / Pixel Pancho, Smile, Zé Carvalho).

Se distraire :

Soirée fado. Pour éviter les pièges à touristes, cherchez les bars ou restos proposant fado vadio (fado vagabond) dans l’Alfama et la Mouraria.

La côte d’Ericeira. La première réserve mondiale de surf en Europe située à moins de 50 km de Lisbonne.

Quelques adresses conseillées par des Lisboètes :

Tasca do Chico : une adresse dans le Bairro Alto, 39 rua das notiçias (fado le lundi et mercredi) et une adresse dans l’Alfama, 83 rua dos remedios, (fado du jeudi au samedi). Le mieux est de venir boire un verre en grignotant des petits plats pour écouter le fado, en soirée.

Tasca do Jaime :  91 rua da Graça 91 – Fado vadio le dimanche. Taverne du fadiste Pedro Moutinho, Rua do Capelão, quartier Mouraria.

Dans le quartier de l’Alfama, le soir, les chanteurs et musiciens vont d’une taverne à l’autre.

Bom apetite !

On mange bien partout, pas cher et avec le sourire ! La morue n’est pas obligatoire. Beaucoup de petits restos typiques dans l’Alfama. Ou au-dessus de la place du Rossio. Plusieurs ‘cantines’ dans la rue Calçada de Santa Ana.

  • Un brunch à la LX Factory, ancienne manufacture textile reconvertie en lieu alternatif.
  • Leao D’Ouro – Un buffet bon et vraiment pas cher, à côté d’un restaurant de poissons renommé (depuis 1842). En plein centre, 105, rue du 1er décembre. Des convives de partout et même de Lisbonne : 6,90€ !

A goûter : la morue et autres poissons, bien sûr ; les plats de viande (tels que la cozida a portuguesa, sorte de pot au feu) ; les desserts (« doces ») comme le riz au lait (arroz doce), le pudim (sorte de crème renversée) etc.

  • A boire : le Porto (en digestif si on veut faire couleur locale) ; la ginginha en apéro (liqueur de cerise assez sucrée) que les Lisboètes boivent debout dans la rue devant de petites échoppes spécialisées.
  • Petit café (bica) au comptoir avec un pastel de nata.

Se déplacer :

  • L’idéal, dans la capitale portugaise, est de se déplacer à pied pour voir vivre la ville, avec de bonnes chaussures qui ne craignent ni pavés ni grimpées escarpées ni escaliers. Sinon, voyager en métro, tramway, bus, funiculaires ou petits scooters aménagés. Certains trams sont modernes mais les anciens sont les plus prisés pour le folklore et parce qu’ils atteignent desIMG_0612 (Copier) quartiers difficiles d’accès. Le tram 28 est le plus pittoresque car il traverse plusieurs quartiers typiques, dans des rues très étroites
  • Pass illimité à 6 euros pour 24 heures ou cartes rechargeables avec trajets à l’unité. A étudier en fonction de l’emploi du temps. Les horaires des bus sont assez précis, ceux des tramways beaucoup plus élastiques. Petits triporteurs scooters un peu partout.

Se loger :

  • Beaucoup de sites proposent des logements chez l’habitant à des prix intéressants. Les hôtels sont nombreux mais les visiteurs aussi. Pour 80€ à deux, l’hôtel Alegria (bien placé) offre un bon rapport qualité-prix.
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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.