Ségolène Royal se jette à l’eau

flickr-512135223-hdSégolène Royal veut renforcer la prévention en matière de qualité de l’eau, lutter contre le gaspillage et s’attaquer aux multiples pollutions dont le précieux liquide est victime.

La France risque en effet de lourdes sanctions de Bruxelles pour non application des directives sur les pollutions d’origine agricole (nitrates et pesticides). La ministre de l’Ecologie a d’ailleurs reconnu que la France n’atteindrait pas son objectif de « bon état écologique pour deux tiers de ses eaux de surface en 2015 ».

Drinking_water - google imagesElle veut donc « réagir » et a plaidé, mercredi devant le Conseil des ministres, pour un renforcement de la prévention « plutôt que de devoir réaliser des traitements coûteux qui pèsent sur la facture d’eau». Comment ? En multipliant les « démarches innovantes », ce que font déjà les opérateurs chargés de distribuer l’eau (dans leur intérêt) et les communes qui y consacrent des moyens considérables.

Autre volonté affichée, celle de lutter contre les gaspillages dus aux réseaux défectueux et qui représentent environ 1 milliard de m3, soit 20% du volume d’eau déjà traitée. Une aide des Agences de l’eau devrait aider en 2015 les collectivités à réaliser des diagnostics de leurs réseaux et à lancer les travaux nécessaires.

Quant aux consommateurs, ils devraient bénéficier « d’une meilleure information et d’une plus grande transparence des coûts », selon l’Elysée. Transparence peut-être mais aucune annonce sur les tarifs de l’eau, qui varient de 1 à plus de 5 € le mètre cube selon les communes. Ségolène Royal avait pourtant jugé «anormale» l’augmentation du prix de l’eau, ajoutant qu’elle voulait «stabiliser la facture eau» des Français.

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.