Ségolène Royal mise sur la croissance verte pour créer 100.000 emplois

crédit photo phovoirSix chantiers « prioritaires », vingt-sept actions « concrètes » engagées avant l’été, 100.000 emplois créés en trois ans et un nouveau modèle énergétique en prime : Ségolène Royal, la nouvelle ministre de l’Ecologie et de l’Energie, veut « aller vite » et mettre l’accent sur la croissance verte, « levier essentiel de sortie de crise », comme elle l’a dit lors d’une conférence de presse le 25 avril.

Cette « croissance verte » s’appuiera sur la transition énergétique et écologique, les emplois verts visés concernant trois secteurs économiques : l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la rénovation thermique des bâtiments, selon la ministre. Un volet ‘économie circulaire’ sera intégré au projet de loi sur la transition énergétique.

Ces actions étaient bien prévues mais le coup d’accélérateur annoncé sera le bienvenu, en particulier pour les énergies renouvelables, qui ont connu deux années noires et ne pourront atteindre les objectifs européens de 2020. Outre la mise en place d’un nouveau modèle énergétique, Ségolène Royal a annoncé un renforcement de la lutte contre le changement climatique et une « dynamisation des filières d’énergies renouvelables, dont l’éolien en mer et le solaire, la biomasse et les énergies marines et de la rénovation énergétique des bâtiments ». Cette accélération  a été bien accueillie par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui a salué «  des propos volontaristes en faveur du développement des énergies renouvelables et de la réaffirmation de leur rôle dans l’économie de notre pays ».

Les autres priorités suivent l’ordre du jour des trois prédécesseurs de Ségolène Royal, notamment sur la biodiversité (projet de loi avant l’été, création de l’Agence nationale de la biodiversité), le plan déchets 2020 et la stratégie nationale  du risque inondation.

Toujours hostile à ce qu’elle appelle « l’écologie punitive », elle ne s’est pas prononcée sur les solutions alternatives à l’écotaxe, estimant qu’il fallait trouver « un système de financement juste et pérenne ». Discrétion également sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (2016) et le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, qui vient de faire l’objet d’une mise en demeure de la Commission européenne concernant l’absence d’évaluation des impacts environnementaux.

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.