Sébastien Loeb, champion relax dans un monde speedé

Crédit : RedbullComme chaque année paire, le plus grand salon mondial de l’automobile se déroule à Paris. L’impact du transport sur notre environnement est tel que le Mondial 2014 se penche très sérieusement sur les véhicules propres et les énergies alternatives… Une occasion rêvée d’interroger l’homme le plus rapide de la planète, un champion hors normes au charisme contagieux…

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Neuf fois champion du monde de rallyes en seulement dix saisons, pilote le plus titré du sport automobile toutes catégories confondues, considéré par beaucoup comme le plus grand de tous les temps… et titulaire d’une des plus longues pages Wikipédia écrites à ce jour !…. Etes-vous vraiment « 100% humain » ?

« Oui, oui je le suis (rire) ! Mon palmarès, acquis en tant que sportif, ne fait pas de moi quelqu’un de « pas humain ». Je suis un homme comme un autre. Mes résultats, je les dois à un ensemble de choses : le talent que j’ai eu, et qui est une chance ; le travail que j’ai fourni, personnel mais aussi avec toute une équipe autour de moi ; et une part de réussite qu’il faut parfois. J’ai eu cette chance de réussir, mais je reste « 100% humain » avec une vie de famille normale, des amis, des envies etc. »

Asphalte, terre, neige, toutes les surfaces vous conviennent, c’est juste incroyable… Même Jacky Ickx serait parait-il jaloux de votre style mâtiné d’une « approche scientifique » du virage, qui vous permet d’atteindre des vitesses inédites dans les conditions les plus difficiles… Un secret à nous livrer ?

J’imagine que cette « approche scientifique » fait référence à mon système de prise de notes en rallye. De par mes succès, beaucoup de choses ont été racontées sur le pourquoi du comment, et notamment sur ce système qui est peut-être un peu plus précis. Ce n’est pas une invention : nous sommes partis d’une base que Dominique Heintz avait remarqué en école de pilotage et je l’ai optimisée, peaufinée. Elle est notamment basée à l’origine sur le degré d’angle du volant. Ensuite, je n’ai plus fait attention à l’angle.

Concrètement, quand mon copilote me disait « droite 140 long tard, cela voulait dire que j’allais aborder un virage à droite, à 140°, en sixième vitesse et qu’il fallait rentrer tard à la corde. Si on ajoute un « + » ou un « – », le virage dure plus ou moins longtemps, et je sais que ma vitesse va baisser ou augmenter.

Cela m’a permis de rouler davantage à la limite, avec une marge de sécurité certainement moindre que mes adversaires. Il fallait beaucoup de confiance en mon copilote, Daniel Elena. En plus de cela, j’ai travaillé sur la mémoire visuelle et je me rappelle encore d’ailleurs de certains virages.

« Quand je vois tous les bénévoles qui travaillent pour ces bonnes causes, apporter mon soutien est le minimum que je puisse faire », à lire en page 2.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.