Santé : le nutella épinglé

Depuis quelques jours, les amateurs de la plus célèbre des pâtes à tartiner se déchaînent contre l’Union européenne. Pourquoi ? Car le Parlement Européen voudrait selon eux coller une étiquette « Produit dangereux » sur tous les pots de Nutella. Une fausse rumeur qui a fait couler beaucoup d’encre.

Depuis mi-juin, la presse s’émeut du sort cruel réservé à la plus connue des pâtes à tartiner. «La bataille pour Nutella passe par l’Europe», a ainsi titré le quotidien italien « La Stampa ». La cible de toutes les critiques : Bruxelles, dont les nouvelles règles d’étiquetage alimentaire relègueraient la pâte au goût de noisette au rang des produits dangereux pour la santé.

Mais la réalité est bien différente. L’Union européenne est certes engagée dans une discussion générale sur l’information aux consommateurs, mais le texte adopté le 16 juin en première lecture par le Parlement européen ne met aucun aliment à l’index. En revanche, les eurodéputés se sont prononcés en faveur de la définition de «profils nutritionnels», qui seraient rendus obligatoires pour les industriels européens.

Le profil nutritionnel ? C’est un peu la carte d’identité du produit. Ce document, qui doit faire l’objet d’une validation scientifique, a pour but de fournir davantage d’informations sur le contenu des ingrédients, tout en faisant la preuve du bien-fondé des vertus qui leur sont prêtées.

Si l’Union européenne veille à ce que les publicités ne soient pas mensongères, elle a aussi validé l’obligation d’un affichage clair des quantités de graisses, sucres et sel sur les emballages, tout en écartant l’idée d’un code couleur qui estampillerait les produits riches d’un logo rouge et les produits sains d’un logo vert. Petit rappel pour les fans de Nutella, qui sont plus d’un millions sur Facebook : le nutella est composé de 55,2 g de sucres et 31 g de lipides pour 100 g, dont beaucoup d’huile de palme. Il suffit pour s’en rendre compte de regarder les ingrédients : arrivent en tête de liste le sucre et l’huile végétale, bien avant le cacao, le lait et les noisettes vantés dans les publicités de la marque. Quel bilan tirer ? Celui que l’étiquette est bien moins flatteuse que les campagnes de publicité mettant en avant les supposées vertus énergétiques du nutella, notamment pour les enfants. 

Mais saviez-vous qu’il existe des alternatives plus saines au nutella ? La pâte à tartiner d’Alter Eco est ainsi bio, équitable, compensée carbone. Et surtout délicieuse. Le cacao provient de la coopérative péruvienne Naranjillo et le sucre de canne du Paraguay. 99,5 % des matières premières sont biologiques, 54,5% équitables.
Le tout pour 3,50 €, les 400 g (www.altereco.com).

Certifiée par Ecocert, la pâte de Mademoiselle Oorain Daisy se distingue par des saveurs de noisette, de cacao et de sucre d’érable. Assez liquide, le produit se passe de lécithine de soja qui ajoute artificiellement du velouté, mais aussi de lait. Comptez 6,90 € le pot de 300 grammes.
En vente en ligne sur www.oorainbrandsvictoria.com et dans certaines épiceries fines à Paris et en province.

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