Quel bilan environnemental pour Dilma Rousseff ?

Ministre de l’Intérieur du gouvernement Lula, Dilma s’était opposée à la création de nouvelles unités, notamment en Amazonie. Présidente, elle garde le cap. Son gouvernement est le premier depuis Fernando Henrique Cardoso (1995-1998) à ne créer aucune zone protégée lors de la première année de mandat. Pire, son gouvernement a réduit de 30% le budget de l’Institut chargé de gérer ces unités.

La première année de Dilma s’est déroulée sans aucune avancée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Rien n’a été fait en 2011 pour atteindre l’objectif de réduction de 39% des émissions de gaz carbonique d’ici 2020. Ces émissions sont même en hausse.

Pour Nilo Davila, de Greenpeace: « Le paquet de mesures pour le changement climatique, elle l’a reçu tout prêt du gouvernement Lula. Elle n’a ni avancé, ni reculé. En d’autres termes, elle a laissé le mal s’installer un peu plus. »

Une référence à la loi « Complementar 140 », considérée par beaucoup comme le plus grand recul législatif en matière environnemental. Celle-ci affaiblit le pouvoir de contrôle de l’Ibama (institut brésilien pour l’environnement et les ressources naturelles). Un projet de loi que le Président Lula s’était pourtant engagé à retirer lors du sommet sur le climat de Copenhague, en 2009. Promesse réitérée par Dilma lors de son élection.

 

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