Rio+20 s’achève et déçoit

20 ans après le premier Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, qu’a apporté Rio+20 ? Un texte de 53 pages baptisé « Le futur que nous voulons » a été présenté par Brice Lalonde, le coordinateur pour l’Onu de Rio+20, aux chefs d’Etats. Validé « à l’arrachée », le document déçoit par son manque d’ambition.

L’économie verte

Tout le monde le reconnait : l’économie verte est moins destructrice pour la planète. Le problème, c’est que les pays émergents redoutent que ce système ne soit qu’une forme de protectionnisme de la part des pays riches. Résultat : tout reste en suspens, y compris la question du financement d’une telle économie.

Le texte « Le futur que nous voulons » souligne ainsi que l’économie verte ne doit pas « imposer de règles rigides », mais « respecter la souveraineté nationale de chaque pays. »

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Les Objectifs du développement durable

Dès 2013, un groupe de travail devra s’atteler à une lourde tâche : établir les « Objectifs du développement durable » (ODD), basés sur le modèle de ceux du Millénaire adoptés en 2000 par l’Onu. La mise en place de ces propositions se fera à partir de 2015.

Une Organisation mondiale de l’environnement ?

Comme nous l’expliquions, les négociateurs n’ont pas réussi à s’accorder sur un consensus stable concernant la création d’une Organisation mondiale de l’environnement.

Nouvelles sources de financement

Des taxes sur les transactions financières, est-ce la solution ? C’est en tout cas ce que pensent 9 pays de l’Union Européenne qui, suivant les recommandations de Rio+20 de s’ouvrir à de nouvelles sources de financement (sans les détailler), ont mis en place ce procédé.

Vers la fin de la faim ?

En marge du Sommet, l’Onu a lancé jeudi le « Défi faim zéro ». Le but : assurer le droit à la nourriture pour tous, toute l’année, et supprimer le gaspillage alimentaire. Pour rappel, un milliard de personnes souffrent encore de la faim dans le monde.

 

Quoi qu’il en soit, la déclaration finale a beaucoup déçu, surtout du côté des ONG qui dénoncent un recul grave dans les engagements des Etats. Mais François Hollande a tenu à rappeler les points positifs: « Je considère que la déclaration préparée correspond à des avancées réelles : une feuille de route pour les objectifs de développement durable, des engagements réels pour renforcer le Programme des Nations unies pour l’environnement, des règles nouvelles pour la protection des océans, un début de mobilisation sur l’économie verte et l’affirmation, plus forte que précédemment, de la nécessité de lutter contre la pauvreté.»

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