Richard Branson : quand la Virgin Mega Star fait son ecolo-show

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Quand le Britannique de 63 ans, patron de Virgin, donne dans le combat écologique, il le fait à sa manière… Il aurait été convaincu de la nécessité de défendre l’environnement par l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore, alors en pleine promotion de son film « Une vérité qui dérange » (2006). Depuis, Branson – par ailleurs chantre du tourisme spatial – multiplie les discours et initiatives allant dans le sens de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il le reconnaît lui-même : son train de vie et les activités des entreprises qu’il dirige ne sont pas particulièrement en accord avec les convictions qu’il a exprimées dans son livre « Du capitalisme à l’écologie : ma petite philosophie ». Même pas du tout, en fait. Outre Virgin Mobile, Virgin Radio ou Virgin Sodas, Richard Branson est aussi le patron de Virgin Atlantic, Virgin America, Virgin Australia, Virgin Samoa et plus récemment de…Virgin Galactic ; quatre sociétés de transport aérien et une de… tourisme spatial. Deux activités qui ne brillent pas spécialement par leurs bilans carbone. Il a aussi récemment émis le souhait d’investir dans le secteur des croisières en faisant construire ses propres navires.

AvionVirgin_flickr_markyharkyEt pourtant, alors que tant d’autres ne font rien, comment lui reprocher quoi que ce soit ? Il a tout de même financé à hauteur de 3 milliards de dollars la filière des biocarburants critiquée pour être une source d’énergie qui implique déforestation ou réquisition de terres agricoles. Il a également fondé sa propre ONG, le think-tank « Carbon War Room », avec pour objectif de trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il demande particulièrement aux Chinois de se serrer la ceinture question dépenses énergétiques. Pas sûr malheureusement que les intéressés se montrent particulièrement réceptifs aux sages recommandations de la 261ème plus grande fortune du monde… En plus de tout cela, il a aussi été ambassadeur pour l’association Bloom qui défend les océans profonds. Il a même en 2011 donné de sa personne en allant nager avec des requins-baleines, pour dénoncer la surpêche de cette espèce ! Là, effectivement tout le monde s’incline.

RichardBranson2_flickr_D@LY3DNéanmoins, puisque la défense de l’environnement semble réellement lui importer, ne pourrait-il pas se tourner un peu plus vers les énergies renouvelables en ne se limitant pas qu’aux très controversés (car controversables) « bio » carburants.

Pourquoi, par exemple, si l’aéronautique lui tient à cœur, ne pas sponsoriser le récent projet Solar Impulse 2 ?!

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.