Reza, photographe par nature

Pour sa seconde édition, le prix « Photo par Nature » a choisi Reza pour présider le jury. Photo-reporter iranien pour le National Geographic depuis 21 ans, il a évalué le 30 mai dernier les clichés de photographes amateurs et professionnels.

Les participants se sont respectivement frottés aux thèmes « Entre Terre et Mer » et « L’homme et la nature », avec l’objectif de voir leur travaux exposés au Jardin des Plantes. En attendant les résultats qui seront dévoilés le 27 juin, Reza revient avec un léger accent sur le déroulement du concours.

 

Le jury sous votre présidence était varié*. Comment vous êtes-vous organisés ?
Les membres du jury étant de plusieurs bords, ça nous a permis de regarder les photos sous différents angles. Mon rôle était indépendant : il fallait s’assurer que les photos présentées étaient conformes au règlement, s’assurer que l’ensemble du jury donnaient leurs votes indépendamment et en accord avec le thème. J’ai aussi eu le devoir de trancher en cas d’égalité entre les participants.

Vous photographiez le monde depuis 30 ans à travers des centaines de pays : compte-tenu de votre expérience, sur quels critères avez-vous jugé les clichés ?
En plus du respect du thème, l’image devait être sans fautes d’un point de vue technique. Une photo a des lignes et des  lumières émises dans un cadre. Comme pour la peinture ou le dessin, il y a des règles à respecter. Mais tant que je ne suis pas touché, ça ne vaut rien. Il y a des gens qui peuvent jouer du piano parfaitement, mais très peu qui vous font vibrer : c’est la même chose pour la photographie.

Vous qui dites que vos  « images se veulent des témoignages de l’humanité sur les routes du monde », que vous attendiez-vous à voir parmi les photographies proposées ?
Je ne cherchais pas une photo précise, j’attendais une photo qui fasse « vibrer mon cœur ».

Que vous inspire les thèmes du concours ?
La nature, plus on en parle, mieux c’est. La nature fait partie de la vie, et la vie m’intéresse en général : les gens, leur culture… La vie est belle !

Impliqué dans l’humanitaire (Reza a fondé en 2001 l’ONG Ainaworld pour l’éducation des enfants et la formation des femmes aux métiers de la communication et de l’information en Afghanistan), êtes-vous également sensible à l’écologie ?
Je ne suis pas sensible à la mode de l’écologie, celle qui est activée par le business. Mais tout ce que je fais depuis l’enfance est plus qu’écologique. Chaque être humain doit être écologiste, il ne devrait pas y avoir de catégorisation. C’est comme dire « je fais partie de la race humaine ».

 

*Reza était entouré entre autre d’un scientifique du Muséum, de la rédactrice en chef adjointe à Sciences et Avenir, du directeur de la fondation Yves Rocher ou encore du directeur général de Fox International Channels France.

 

 Découvrez en page 2 les photographies gagnantes de l’édition précédente

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