Bienvenue à Jurassic Park

flickr-457428714-hdRetour vers le passé  : la science est désormais capable de ressusciter les espèces disparues.

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Version écrite de la chronique

Une équipe de scientifiques australiens a rendu possible le film de Steven Spielberg. En mars dernier, les chercheurs ont lancé le projet «Lazare». L’objectif? Ramener à la vie la « Grenouille à incubation gastrique » disparue depuis 1983. Bilan pas vraiment fructueux, puisque la grenouille n’a survécu que quelques heures. On a donc changé d’approche. Les noyaux de cellules mortes ont été transférés dans les œufs énuclées d’une autre espèce de grenouille. Autre échec, les embryons sont morts au bout de quelques jours. Donc pas de panique, on est loin de ressusciter les dinosaures. Surtout qu’il faut une séquence ADN complète pour créer la vie et que l’on n’a pas celle de ces reptiles.

On travaille sur d’autres méthodes

Deux autres méthodes sont à l’étude : « L’ingénierie génétique », qui introduit l’ADN dans une espèce cousine. Et le « croisement par espèce fille » où l’ADN du défunt est mélangé avec son évolution existante. Mais cette pratique est instable car c’est le génome qui choisit le parent qui lui servira de modèle.

Une bonne chose de ramener les espèces disparues ?

Une plante ou un animal s’éteint toutes les 17 minutes. L’homme n’est pas le seul responsable car la sélection naturelle est indissociable de l’évolution. C’est le principe de la loi du plus fort. Aujourd’hui nous sommes à deux doigts de pouvoir recréer la vie de manière viable, mais est-ce vraiment une bonne chose? En effet il faut se poser la question ! Pour commencer le clonage est douloureux pour les animaux. Ils naissent souvent avec de graves pathologies qui les mènent à la mort. Rappelons-nous de la brebis Dolly. Et si jamais un animal mal cloné venait à nous transmettre un virus inconnu?

Sans compter que l’introduction d’une nouvelle espèce pourrait perturber la faune. Imaginez que le T-Rex revienne à la vie. Comment savoir s’il ne causerait pas l’extinction d’un autre animal? Et puis, plus rien ne nous empêcherait de polluer notre planète ou de braconner. Puisque l’on serait capable de ressusciter les espèces qu’on aurait exterminées. L’idéal est donc d’être plus raisonnable et de protéger les animaux qui vivent sur notre planète, et y’a du boulot !

La chronique « Environnement » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce mardi 8 octobre 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.