Requins pèlerins en Bretagne : ne craignez rien !

 

requin.wikipedia.orgLa récente arrivée massive de requins pèlerins en Bretagne dans l’Archipel des Glénan, espèce impressionnante mais inoffensive pour l’homme, nous conduit à nous poser une question : sont-ils vraiment des super-prédateurs dangereux ? Et si l’on changeait notre regard sur cette espèce pas si méchante ?

Pas de panique, même si les humains pourraient facilement se loger dans leurs grandes mâchoires, les requins pèlerins préfèrent le plancton ! Seule mise en garde : ne pas trop s’en approcher pour ne pas le faire fuir.

Attirés en masse depuis le mois d’avril sur les côtes bretonnes, ils sont plus de 160 à avoir été signalés par des plaisanciers et des professionnels présents dans le même secteur. C’est inhabituel, du jamais vu même. L’année passée, l’APECS (Association Pour l’Etude et la Conservation des Sélaciens) en recensait seulement quelques-uns.

Observation

Généralement, on observe cette espèce de requin très près des côtes ou à quelques miles seulement du littoral. Récemment, l’un deux a même été vu à moins d’un km du littoral.

Il faut être au bon endroit au bon moment pour en observer un, car le plus souvent, on tombe dessus par hasard.

Car le requin pèlerin reste un animal très mystérieux. Le contexte idéal : au printemps ou en été, sur une mer d’huile avec un grand soleil.

Une balise de suivi par satellite a été posée le 5 juin sur une femelle de 6,50 mètres. Elle nous permettra d’étudier les déplacements de ce migrateur que l’on connaît mal.

Qui sont-ils ?

Le retour de ces requins près des côtes françaises entraine un renforcement des mesures de protection mais engendre néanmoins une curiosité qui poussera la plupart d’entre nous à vouloir comprendre ce phénomène, et cette espèce.

L’occasion également de ré-écouter l’interview par Néoplanète de Robert Calagno, directeur de l’Institut océanographique, Fondation Albert 1er Prince de Monaco :

http://www.neo-planete.com/2013/01/21/requins-au-dela-du-malentendu-robert-calcagno-institut-oceanographique-fondation-albert-1er-prince-de-monaco-maison-des-oceans-finning-ecosysteme-marin/

 

 

 

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.