Rendez-vous en terre inconnue : Virginie Efira chez les Tsaatans

Pour ce nouvel épisode, diffusé le 14 décembre prochain, c’est Virginie Efira qui embarque, les yeux bandés, avec Frédéric Lopez. Destination finale : l’extrême Nord de la Mongolie.

Après quatre jours de voyage, Virginie Efira arrive enfin dans la région du Khövsgöl, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière russe. Elle a rendez-vous avec le peuple Tsaatan, l’une des plus petites ethnies de la planète. Ces nomades ne sont plus que 240 environ à vivre de manière traditionnelle, dans des campements de « urts », dans l’immensité de la Taïga.

Virginie Efira va ainsi partager le quotidien de Ganbat et de sa communauté. Les Tsaatans sont nomades et éleveurs de rennes. Leur particularité : ils sont une des rares populations à transhumer à dos de rennes. Leur existence au XXI e siècle semble miraculeuse. Longtemps méprisés, dans leur propre pays, ils ont subi une sédentarisation forcée pendant la période communiste. A la chute du bloc soviétique, certains sont retournés vivre comme leurs ancêtres, au cœur de la forêt.

Mais aujourd’hui, leur liberté est à nouveau menacée. Sous leurs pieds … un trésor extrêmement convoité : l’or. Dans certaines zones du territoire Tsaatan, c’est déjà la ruée vers l’or. Pour le moment, Ganbat et les siens refusent de vendre leur terre. Fiers de leurs traditions, ils résistent, mais pour combien de temps encore ?

Trois questions à Virgie Efira, animatrice télé et comédienne. Elle sera en plateau à la suite de la diffusion du film.

La communication avec Ganbat et sa famille s’est-elle établie facilement ?
Je suis tombée très amoureuse du petit garçon, Gigit. De sa beauté, son côté « p’tit homme », de son indépendance. Mais le coup de foudre n’a pas été réciproque ! Moi qui ai un bon contact avec les enfants, ou du moins qui parviens facilement à être en totale régression, mes grimaces n’ont eu aucun effet ! Mais à un moment, une curiosité est née de son côté. Et l’échange a été possible. Avec un enfant, tout est de l’ordre du ressenti. Il n’y a pas de triche possible. Dans un univers inconnu, si différent, on cherche toujours un premier lien. Gigit a sans doute été le premier lien, celui qui a rendu tous les autres possibles.

Vous sentez-vous « changée » par cette aventure ?
Cette aventure existe en moi. Très fortement. Mais je ne parlerai pas de changement. Car je crois davantage au fait que nous sommes constitués des choses, des images et des rencontres que nous vivons… Moi qui cache beaucoup mes émotions — d’autant plus devant une caméra — je me suis laissée submerger par les émotions au moment du départ. Cette aventure m’a touchée. Il faut dire que l’idée de ne pas se revoir est romantique. C’est comme une histoire d’amour inachevée sur laquelle on pourrait fantasmer éternellement. Tous ces souvenirs, ces émotions, ces échanges, on les trimballe toute sa vie.

Finalement, vous êtes-vous vantée de vos exploits à dos de renne ?
La transhumance ! Evidemment ! Huit heures à dos de renne, ce n’est pas rien ! Bon, je me suis rarement décrite en héroïne, c’est vrai… La transhumance. Le mot même me fait rire. Tu fais quoi aujourd’hui ? Oh, trois fois rien, une petite « transhu ». J’avais envie de dire « transhu » comme on dit « réu ». C’est un mot que j’utilise pas mal aujourd’hui !

Diffusion le mardi 14 décembre à 20h35 sur France 2.

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