Réenchanter une favela de Rio en pleine forêt !

Vue depuis la favela du Vale Encantando Alain LevavasseurGeração Encantado, ou comment une coalition d’ONG, d’artistes, d’habitants des favelas, appuyés par le groupe GDF SUEZ sont en train d’écrire une histoire de la solidarité franco-brésilienne, unique à Rio de Janeiro. A lire dans le Néoplanète spécial Brésil.

Publi-reportage

Né lors de Rio +20, le projet est un modèle innovant d’appui au développement économique social des favelas du Alto da Boa Vista, situées en pleine forêt urbaine, sur les hauteurs de Rio de Janeiro.

Il s’appuie notamment sur le travail mené depuis 10 ans par un groupe de volontaires français à travers l’association Abaquar Paris et les habitants de la favela du Vale Encantado, autrement dit la Vallée enchantée.

« Avec les associations d’habitants du Alto, nous avons toujours été convaincus que la force de ce projet, c’était sa capacité à agréger toujours plus de partenaires venant de sphères très différentes et de montrer qu’il est possible de vivre et de se développer dans les favelas à Rio, dans le respect de l’autre et sans dégrader la nature », affirmait Roberto Maggessi, l’animateur du conseil de citoyenneté communautaire de la région, aujourd’hui disparu.

Unité et isolement, forces et faiblesses

 

Fabian Alvarez
Membres de la coopérative communautaire lors de la première édition du festival en 2012

Les communautés du Alto da Boa Vista sont localisées dans la plus grande forêt urbaine du monde : la forêt de Tijuca, de type atlantique, classée Patrimoine de l’Humanité et Réserve de la Biosphère par l’UNESCO dès 1991. Ce « quartier » est composé d’une dizaine de favelas ou communautés.

La communauté du Vale Encantado, qui a donné son nom au projet Geração Encantado, se trouve au sommet du Morro da Taquara depuis près de 120 ans. C’est l’une des plus petites de la ville (environ 300 habitants) et qui jouit d’un des plus beaux panoramas. Si le Vale Encantado doit faire face à des problématiques de précarité économique, d’isolement géographique et social, et de préservation de l’environnement, c’est également le cas des quelque 1 000 communautés de la ville de Rio. Étonnamment, depuis des années, c’est leur isolement qui a permis à ces communautés de n’être ni convoitées par le trafic de drogue, ni occupées par les milices privées. Grâce à une longue histoire de luttes sociales, les habitants ont très tôt organisé la défense de leurs intérêts et réussi à mobiliser des appuis extérieurs. Le Alto da Boa Vista est, par exemple, l’une des rares favelas à avoir réussi à s’organiser pour lancer une démarche de régularisation foncière menée par les habitants eux mêmes avec l’appui de juristes et du cadastre.

Otavio Alves Barros, président de l’Association des habitants du Vale Encantado, explique le sens de leur démarche : « Il est urgent pour nos communautés de s’intégrer à la ville, de façon durable, en harmonie avec la nature. Le projet Encantado est pour nous un levier exceptionnel de développement local, de rencontres avec des hommes et femmes d’horizons très divers qui nous ouvrent des perspectives, auprès de qui nous pouvons passer des messages et avec qui nous pouvons faire un bout de chemin ensemble. En cela, l’appui d’une entreprise française comme GDF SUEZ est une véritable chance pour notre projet. »

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