Réchauffement climatique : le GIEC ne doute plus de la responsabilité humaine

Ours PolaireSelon un projet de rapport du GIEC, diffusé mardi par certains médias, notamment le New York Times, ses auteurs croient à 95 % que l’homme est le premier facteur du réchauffement climatique. Pied de nez au climatosceptiques…

Un panel de scientifiques internationaux, du Groupe d’experts d’Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat relève, de manière quasi certaine, l’implication de l’activité humaine dans la hausse des températures de ces dernières décennies. En parallèle, le projet du rapport mettrait en garde sur une hausse continue du niveau de la mer (jusqu’à 90 centimètres), avant la fin du siècle, si les émissions de gaz à effet de serre ne baissent pas.

Dans ce document, les scientifiques balayent l’idée d’un ralentissement du réchauffement climatique, souvent mis en avant par les climato-sceptiques, attribuant ces effets à des facteurs conjoncturels.

« Il est hautement probable que l’influence humaine sur le climat soit responsable de plus de la moitié de la montée des températures à la surface du globe entre 1951 et 2010 », écrit dans son ébauche le GIEC, Prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore. « Il y a un degré élevé de confiance pour dire que cela a engendré le réchauffement des eaux océaniques, fait fondre la neige et la glace, et fait monter les océans ».

 A quand des politiques responsables ?

Les rapports du groupe d’experts, publiés tous les 5 à 6 ans ont une large influence sur les politiques gouvernementales. En 2007, le GIEC considérait les preuves du réchauffement climatique « irrévocables », ne se penchant que brièvement sur les facteurs responsables. Cette fois-ci, le ton est plus dur.

Cependant, ce document n’est qu’une ébauche et risque d’être modifié, notamment après une réunion à huis clos, prévue à Stockholm à la fin du mois de septembre, entre des représentants gouvernementaux et des scientifiques. «Il est donc prématuré de tirer des conclusions de ce projet de rapport», soulignait dans un communiqué le porte-parole du GIEC, Jonathan Lynn.

Au-delà du réchauffement climatique, la monté du niveau des eaux est un enjeu capital à l’échelle mondiale. En effet, les centaines de millions de personnes qui vivent sur les côtes pourraient s’ajouter au nombre des réfugiés climatiques. De nombreuses villes d’influence sont elles aussi en danger, comme New-York, Shanghai, Londres, Sydney, Venise, Miami ou encore la Nouvelle-Orléans.

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.